Vatican: Ce que la presse italienne retient du voyage du pape en Croatie
Rome, 6 juin 2011 (Apic) La presse italienne a dressé un bilan du voyage de Benoît XVI en Croatie, les 4 et 5 juin 2011. La valeur de la famille et des couples mariés, l’importance de la conscience, la visite du pape sur la tombe du cardinal Alojzije Stepinac (1898-1960) sont au cœur des éditions du 6 juin des principaux quotidiens de la Péninsule.
«Non aux couples non mariés», pouvait-on lire dans «La Repubblica». Selon le pape, «la famille traditionnelle est une ’petite église’ à un moment où l’institution est menacée en Occident, où les cathédrales se vident et la transmission de la foi aux jeunes apparaît toujours plus difficile», a résumé le quotidien de gauche.
Le journal turinois «La Stampa» a souligné la «forte mise en garde du pape à ne pas banaliser les unions». Et le «Corriere della Sera» a rappelé que la famille était «fondée sur le mariage» et que les lois devaient «aider à éduquer les enfants».
«Il Giornale» a évoqué la conscience comme thème central du voyage. Et de citer le pape: «Si la conscience est réduite au cadre du subjectif, la crise de l’Occident n’a pas de remèdes et l’Europe est destinée à la régression». Pour ce quotidien, le pape rappelle «sa notion des 3 valeurs non négociables: vie, famille et liberté d’éducation».
La presse transalpine a par ailleurs mis l’accent sur l’hommage rendu au cardinal Stepinac par Benoît XVI, soulignant le caractère controversé de l’ancien archevêque de Zagreb. «La Repubblica» a relevé les critiques «de victimes de la Shoah», suite au recueillement de Benoît XVI sur sa tombe. Elles considèrent en effet le cardinal comme un partisan du régime fasciste oustachi.
De son côté, la Conférence des évêques d’Italie (CEI), par le biais de son agence de presse «Sir», a mis en avant les liens entre la Croatie et l’Europe, alors que ce pays s’apprête à intégrer l’Union européenne. Par la voix de Mauro Ungaro, expert italien pour la CEI en politique balkanique, le «Sir» a souligné à quel point il était important, pour Benoît XVI, que cette adhésion ne soit pas «envisagée comme une concession de la part des autres Etats, mais comme l’accomplissement naturel d’un cheminement grâce auquel l’Europe retrouvera une partie qui lui est naturellement propre». (apic/imedia/cp/ggc)
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