Mais la «fidélité du Seigneur» reste la même

Rome: Benoît XVI, 60 ans après son ordination, rappelle que le monde a beaucoup changé

Rome, 2 juillet 2011 (Apic) Benoît XVI a confié que le monde avait bien changé depuis son ordination sacerdotale, 60 ans plus tôt, mais que la « fidélité du Seigneur restait la même ». Lors d’un déjeuner organisé le 1er juillet 2011 avec une soixantaine de cardinaux au Vatican, le pape est ainsi revenu sur les changements intervenus depuis 6 décennies, confiant même qu’il semblait venir d’un monde « préhistorique » où il n’y avait ni télévision, ni internet, ni ordinateur, ni téléphone portable.

Evoquant certains souvenirs personnels, le pape a aussi brièvement évoqué les « espérances » du Concile Vatican II (1962-1965) et la « révolution culturelle » de 1968 où l’Eglise semblait « sur le point de sombrer ».

En 1968, l’Eglise semblait « sur le point de sombrer »

Le pape a pris la parole dans la majestueuse salle ducale du Palais apostolique, improvisant un discours pour remercier le doyen du collège cardinalice, le cardinal Angelo Sodano, et l’ensemble des cardinaux. La vidéo de ce discours a été mise en ligne sur internet par le Centre de télévision du Vatican quelques heures après le déjeuner.

« C’est un moment de gratitude pour tout ce que le Seigneur m’a donné et pardonné durant toutes ces années, mais aussi un moment de mémoire », a confié Benoît XVI avant d’affirmer qu’en 1951, le monde était totalement différent, il n’y avait ni télévision, ni internet, ni ordinateur, ni téléphone portable. « Il semble que nous venions vraiment d’un monde préhistorique ».

Dans une Allemagne ruinée par la guerre

« Nos villes étaient détruites, l’économie était détruite, a poursuivi le pape allemand, il y avait une grande pauvreté matérielle et spirituelle, mais il y avait aussi une forte énergie et volonté de reconstruire ce pays, de renouveler ce pays au sein de la communauté européenne surtout sur les fondements de notre foi, de s’insérer dans la grande Eglise du Christ qui est le peuple de Dieu ».

« Puis est venue l’heure du Concile Vatican II où ces espérances que nous avions eues semblaient se réaliser », a affirmé Benoît XVI avant d’évoquer la révolution culturelle en 68: « des années difficiles où la barque du Seigneur (l’Eglise, ndlr) semblait remplie d’eau, sur le point de sombrer, mais le Seigneur qui semblait dormir était toutefois présent et nous a guidés pour aller de l’avant ».

Le ›oui’ du 19 avril 2005

Puis Benoît XVI a évoqué les années passées aux côtés du bienheureux pape Jean Paul II, un homme « inoubliable ». Puis, a encore affirmé le pape, est venu finalement « le moment inattendu du 19 avril 2005 où le Seigneur m’a appelé à un nouvel engagement, et c’est seulement confiant dans sa force, en m’abandonnant à lui, que j’ai pu dire ›oui’ à ce moment-là »».

Et d’affirmer pour conclure que durant ces 60 années, presque tout à changé, mais la fidélité du Seigneur est restée. « Il est le même hier, aujourd’hui et pour toujours, c’est cette certitude qui nous indique le chemin pour l’avenir ».

Au cours du repas, le cardinal Angelo Sodano, doyen du collège cardinalice, a remis au pape, au nom de ses confrères, un chèque de 50’000 «‚¬ pour ses Å“uvres de charité. Les cardinaux avaient aussi offert, deux jours plus tôt, à Rome, au nom du pape, un repas a quelque 220 pauvres de la capitale italienne.

C’est le 29 juin 1951, dans la cathédrale de Freising, en Bavière, que le jeune Joseph Ratzinger a été ordonné prêtre par le cardinal Michaël von Faulhaber, archevêque de Munich et Freising. Parmi les nouveaux prêtres figurait alors également le frère aîné du futur pape, Georg. (apic/imedia/ami/be)

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