Delémont: Fraternité Jura Monde rencontre les missionnaires en congé

Des nouvelles des quatre coins du monde

Monique Rion, sic, pour l’agence Apic

Delémont, 4 juillet 2011 (Apic) C’est une belle coutume au début de l’été, Fraternité Jura monde organise une rencontre avec les missionnaires en congé. Elle s’est déroulée cette année le 2 juillet sur les hauts de Delémont, au Vorbourg, à la chapelle pour la prière et la messe, au restaurant pour le temps du partage et du repas du soir convivial.

Les missionnaires de retour en Suisse sont maintenant plus nombreux à cette rencontre que les missionnaires en congé. Si malgré l’âge certains ont le bonheur de rester dans leur deuxième patrie, comme le Père Georges Arnoux au Burkina Faso, d’autres n’aspireraient qu’à repartir, comme le Père René Brossard. «Si j’étais plus jeune, j’irais au Soudan…» Et de rappeler la situation actuelle entre le nord et le sud dans ce pays qui vivra des élections ces prochains jours : «Priez pour eux, qu’il n’y ait plus la guerre ou scission.»

Mais son vœu a de moins en moins de chances de se réaliser puisqu’il devient le Supérieur des Pères blancs de Suisse. Son ordre fête cette année le centenaire de l’arrivée des Pères blancs en Suisse. Les Pères blancs sont de moins en moins blancs : les deux noviciats en Afrique accueillent cette année 60 novices. Les autochtones poursuivent les œuvres entreprises, mais ils sont confrontés à un manque de moyens : ils ne bénéficient pas du même soutien que les missionnaires étrangers.

Assurer la continuité du soutien

Le Père Christian Frésard fait le même constat en Amérique latine, plus particulièrement en Bolivie. Il a été éprouvé par des décès successifs dans sa communauté des Pères Rédemptoristes, dont celui de Mgr Roger Aubry et du Père Pierre Queloz. «Maintenant l’histoire a changé de camp. C’est au tour de nos jeunes missionnaires boliviens de prendre le timon.»

Il était accompagné samedi par un jeune prêtre bolivien, Boris Calzadilla, qui depuis 2010 prépare un master en théologie dogmatique à l’Université catholique de Lyon. Le Père Boris évoque le respect et l’admiration envers leurs aînés missionnaires qui ont changé de pays, de langue, de culture : «Chacun est une personnalité, une institution ! » Au passage du Père Roger Schaller, on disait : «La bonté de Dieu se promène dans le village». Les missionnaires se sont engagés dans les domaines de la formation, de la santé et du social. «Le problème : l’Etat accepte difficilement que l’Eglise parle de dignité humaine. Elle a été et doit rester prophétique», dit le Père Boris, prêtre depuis dix ans, qui a travaillé au séminaire et en paroisse.

Missionnaires ici

Les Sœurs de St-Augustin, actives dans le domaine des moyens de communication sociale, envisagent de passer le flambeau en créant une province africaine, rapporte Sr Monique Fähndrich. Les missionnaires de retour gardent le contact et la fibre de ce qui fut leur vie pendant tant d’années. Les religieuses s’occupent de requérants d’asile et de sans-papiers, donnent des cours de français aux adultes et des cours de soutien aux enfants, Sr Marie-Thérèse Froidevaux à Lyon, Sr Marie-Noëlle Berthold à Fribourg avec Sr Bibiane Cattin. Cette dernière est retournée quelques mois au Congo former les autochtones à faire ce qui fut sa spécialité : aider la population à surmonter les traumatismes qui ont été vécus. Le Père Jean-Pierre Chevrolet est maintenant responsable en Valais de la maison de retraite de l’ordre des Missionnaires d’Afrique. La présence missionnaire est toujours nécessaire, sous différentes formes, dans le Jura également, renchérit l’abbé Justin Rossé, dans le monde des marginaux. (apic/sic/Monique Rion/mp)

Pour en savoir plus, la brochure éditée annuellement par Fraternité Jura Monde. Elle est disponible auprès de la présidente, Antoinette Nicoulin à Delémont.

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