Il faut des réformes dans la lignée des droits de l’Homme
Mbabane, 27 juillet 2011 (Apic) Les évêques de l’Afrique méridionale ont demandé au roi et au gouvernement du Swaziland d’effectuer des réformes radicales, afin que les droits humains soient respectés dans le pays, a rapporté le site Internet du Vatican «news.va», le 26 juillet.
Il y a plus d’un mois, l’archevêque de Durban, le cardinal Wilfrid Fox Napier, a visité le Swaziland avec une délégation de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique méridionale (SACBC), dont il est le porte-parole. Trois autres prélats étaient présents: l’archevêque Buti Tlhagale, les évêques Joe Sandri et Barry Wood. Ils ont relevé que le petit royaume est en proie à une crise financière et sociale sans précédent.
A l’issue de cette visite, le 10 juin, le cardinal avait lancé un cri d’alarme à l’agence Fides: «Le Swaziland est un pays en émoi, un pays lacéré de l’intérieur à cause des actions d’un chef d’Etat indifférent et d’un régime qui devient plus brutal de jour en jour».
Au Swaziland, 26% de la population est infectée par le virus du Sida, soit le taux le plus élevé de la planète, a rappelé le cardinal sud-africain. Le pays est celui où l’espérance de vie est la plus faible, soit 32 ans. Le petit royaume, enclavé dans l’Afrique du Sud et bordé par le Mozambique, possède le 27e plus fort taux de mortalité infantile du monde (68,63 pour mille). Le taux de chômage se situe à 40% et ne fait qu’augmenter. 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté avec moins de 6 dollars par jour. De plus, l’état d’urgence, instauré il y a 38 ans, restreint fortement la liberté d’expression.
Face à cette situation, les évêques d’Afrique méridionale ont maintenant directement lancé un appel au gouvernement et au roi, afin qu’ils réalisent des réformes urgentes. La première de ces réformes, indique le site «news.va», est la reconnaissance et l’application de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
En outre, les prélats africains demandent la révocation, par le roi Mswati III, du décret royal du 12 avril 1973 établissant l’état d’urgence. Pour eux, le roi doit «construire un dialogue avec son peuple, afin de faciliter le mouvement vers une véritable démocratie, et modifier la Constitution dans le sens d’un respect des droits de l’Homme». (apic/news.va/nd)
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