Ancône: Visite du pape Benoît XVI pour le Congrès eucharistique national italien

Le développement de l’homme ne peut se faire sans Dieu

Ancône, 11 septembre 2011 (Apic) On ne peut pas «assurer le développement, le bien-être matériel et la paix pour chacun en faisant abstraction de Dieu». Tel est le message qu’a répété le pape Benoît XVI dans la matinée du 11 septembre 2011, lors de la messe de clôture du Congrès eucharistique national italien, à Ancône.

La société ne peut être régie par la seule force du pouvoir et de l’économie, a assuré le pape devant 330 évêques et quelque 70’000 fidèles venus l’écouter sur le port de la capitale de la région des Marches.

Ce n’est que dans l’ouverture à Dieu que nous devenons véritablement libres, libres de l’esclavage du péché et capables de servir le véritable bien des frères, a souligné Benoît XVI depuis une estrade blanche de 800 m2 située près du chantier naval du constructeur italien Fincantieri, à quelques mètres du rivage.

«Après avoir mis Dieu de côté ou l’avoir toléré comme un choix privé qui ne doit pas interférer avec la vie publique, a-t-il alors rappelé, certaines idéologies ont voulu organiser la société par la force du pouvoir et de l’économie». Aux yeux de Benoît XVI, «l’histoire nous montre de façon dramatique à quel point l’objectif d’assurer le développement, le bien-être matériel et la paix pour chacun en faisant abstraction de Dieu et de sa révélation, a signifié donner aux hommes des pierres à la place du pain».

L’eucharistie comme antidote à l’individualisme

Dans son homélie, le pape a aussi dressé l’inventaire des bienfaits de l’Eucharistie dans la vie quotidienne, thème de ce 25e Congrès eucharistique national. «Une spiritualité eucharistique est le véritable antidote à l’individualisme et à l’égoïsme qui caractérisent souvent la vie quotidienne. Elle pousse à redécouvrir la gratuité, la centralité des relations, à commencer par la famille».

«Une spiritualité eucharistique, a poursuivi Benoît XVI, est la voie pour redonner de la dignité au quotidien de l’homme et par conséquent à son travail, avec un engagement à dépasser l’incertitude de la précarité et le problème du chômage». L’eucharistie permet de s’approcher des différentes formes de fragilité humaine, en sachant qu’elles demandent de la proximité, de l’accueil et de l’aide. (apic/imedia/mp)

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