Allemagne: Mgr Robert Zollitsch tire un bilan positif du voyage du pape

Pas question d’abolir l’impôt ecclésiastique

Fribourg-en-Brisgau, 26 septembre 2011 (Apic) Mgr Robert Zollitsch, président de la Conférence des évêques allemands et archevêque de Fribourg-en-Brisgau, tire un bilan positif du voyage de 4 jours de Benoît XVI en République fédérale d’Allemagne.

S’adressant aux journalistes à Fribourg-en-Brisgau, Mgr Zollitsch salue les rencontres politiques et religieuses, ainsi que les discours de Benoît XVI à Berlin et en Thuringe. «Fribourg s’est montrée sous ses meilleurs atours», déclare-t-il à propos des trente heures qu’y a passées le pape.

Le président de la Conférence épiscopale allemande réfute en même temps l’affirmation selon laquelle le pape se serait exprimé, dans son discours au Konzerthaus à Fribourg-en-Brisgau, en faveur de l’abolition de l’impôt ecclésiastique. La remarque de Benoît XVI n’allait pas dans ce sens, dit-il.

Pour Benoît XVI, il s’agit bien plutôt de l’attitude de l’Eglise qui ne doit pas se contenter de maintenir des structures existantes. Pour Benoît XVI, l’Eglise court le risque de s’installer dans le monde, de s’aligner sur ses normes et d’en utiliser les privilèges.

«Confiant» pour l’avenir du christianisme en Allemagne

Malgré le constat parfois sévère qu’il a dressé au cours de sa visite de 4 jours en Allemagne, Benoît XVI s’est dit «confiant pour l’avenir du christianisme» dans son pays natal, le 25 septembre 2011 en fin d’après-midi, au terme de son séjour. Il achevait son 3e voyage dans son pays.

Dans un discours prononcé devant le président allemand Christian Wulff, Benoît XVI a particulièrement évoqué les messes et célébrations qu’il avait présidées lors de ses étapes à Berlin, à Erfurt, dans l’Eichsfeld et à Fribourg-en-Brisgau. Ces célébrations ont parfois eu lieu, a-t-il relevé, «dans les parties du pays où, durant des décennies, il y a eu des tentatives d’éliminer la religion de la vie des personnes», en faisant allusion à l’ancienne Allemagne de l’Est. «Cela, a-t-il ajouté aussitôt, me rend confiant pour l’avenir du christianisme en Allemagne».

Le pape a alors encouragé l’Eglise en Allemagne «à continuer avec détermination et confiance le chemin de la foi qui fait revenir les personnes aux racines, au noyau essentiel de la Bonne Nouvelle du Christ». «Il y aura, a assuré Benoît XVI, de petites communautés de croyants – et elles existent déjà – qui, avec leur propre enthousiasme répandront des rayons de lumière dans la société pluraliste, rendant d’autres curieux de chercher la lumière qui donne la vie en abondance».

Les espoirs œcuméniques déçus

Alors que les protestants ont largement fait part de leur déception après la rencontre entre le pape et les représentants de l’Eglise réformée à Erfurt, le 23 septembre, Benoît XVI a souhaité pour sa part confirmer que l’œcuménisme avait constitué naturellement un des points principaux du voyage.

Auparavant, le président Wulff, un catholique marié à une protestante, a répercuté à son tour cette déception en estimant devant le pape qu’il aurait fallu «beaucoup plus encore» pour le bien de l’œcuménisme. Il a également salué «les grands signes» laissés par le pape au cours de son séjour, «pour les chrétiens comme pour les non chrétiens». (apic/imedia/ami/kna/bal/js)

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