Fribourg: Rencontre des «Amis du Couvent des Cordeliers»
Fribourg, 29 septembre 2011 (Apic) L’Association «Amis du Couvent des Cordeliers» se réunira pour un événement culturel et spirituel, le 2 octobre 2011 à 17h00, à l’église des Cordeliers, rue de Morat 6 à Fribourg. Explications sur son rôle et ses projets avec le professeur Fritz Oser, premier président de l’Association.
L’idée de fonder une association est née d’une simple rencontre, entre Fritz Oser et le Père Pascal Marquard notamment, et de la volonté de faire connaître et diffuser la pensée de François d’Assise.
«L’Association a pour but de maintenir, de faire connaître et d’aider financièrement la communauté des Cordeliers à Fribourg, afin de soutenir ses efforts spirituels-pastoraux, culturels-artistiques, caritatifs-sociaux et scientifiques». Tel est l’objectif défini à l’article 1 des statuts. Son adoption, le 21 mars 2011, coïncide avec la restauration du plus ancien cloître franciscain actif en Suisse. Cela est fortuit, précise son président Fritz Oser: «La rénovation a peut-être donné une impulsion à l’Association ’Amis du Couvent des Cordeliers’, mais ce n’est pas son but premier».
«On prévoit notamment d’établir un centre franciscain névralgique à Fribourg, quitte à fermer d’autres couvents en Suisse», déclare le professeur Oser. Cette décision des religieux, soutenue par l’Association «Amis du Couvent des Cordeliers», n’est pas sans conséquences. Mais on peut comprendre l’intérêt marqué pour la fondation fribourgeoise des Cordeliers. Le couvent remonte à 1256, 30 ans après la mort du «poverello» d’Assise. De plus, sa situation géographique, à la frontière des deux régions linguistiques, est stratégique. Mais avant il faut rénover…
«François, va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruine!» L’injonction du Christ à l’adresse de François est d’actualité. Le délabrement du couvent, à deux pas de la cathédrale Saint Nicolas, est éloquent. 15 millions sont nécessaires pour assainir l’édifice. A court terme, les «Amis du Couvent des Cordeliers» aideront à financer les travaux, «de petites sommes par rapport aux millions à trouver».
La décrépitude des bâtiments ne doit pas cacher d’autres ruines, spirituelles, caritatives, voire sociales. Des gens en quête de sens, d’autres sans ressources ou à la recherche d’un emploi affluent chaque jour au couvent. Pour propager «la fraternité universelle», cet accueil bienveillant cher à l’esprit franciscain, l’Association recherche des «sociétaires». 110 sympathisants, parmi lesquels d’illustres personnalités politiques, gravitaient déjà autour de la communauté du Père Girard. A ce jour, 190 «sociétaires» ont souscrit à l’Association. Si ce nombre est encourageant, il est insuffisant pour aider la communauté des Frères à répondre aux nombreuses demandes. Le comité réfléchit comment s’engager au mieux. «Il est clair que ce sera des projets sociaux», souligne le professeur émérite de pédagogie de l’Université de Fribourg.
Tout scientifique qu’il est, Fritz Oser rêve de «proposer une vision d’un monde meilleur, où l’on donne et partage ce que l’on peut». Déjà enfant, la lecture du «Cantique de la création» de Frère François le fascinait. «Cette vision franciscaine du monde a une place dans notre société, défend-t-il, à côté d’autres». Comme professeur, il a toujours consacré une partie de ses recherches à l’éducation, inspiré par le Père Girard, Cordelier fribourgeois du 19e siècle et éminent pédagogue.
L’Association en est à ses premiers balbutiements. «Maintenant seulement, on commence à travailler», se réjouit son président. Les «sociétaires» se sont réunis pour la séance de fondation le 21 mars, et le comité le 12 septembre pour préparer la deuxième rencontre des «Amis» du 2 octobre. Chaque membre a reçu une tâche, allant de la préparation de concerts et de conférences, à l’organisation d’un voyage à Assise ou à la publication d’un livre sur les Cordeliers. Ce dernier est déjà écrit, en français et en allemand. Le comité recherche un financement et un éditeur.
Il y a déjà de quoi faire, sans parler des projets à naître. (apic/ggc)
Les membres bénévoles du comité affichent une sensibilité pour la pensée franciscaine. Son président est Fritz Oser, professeur émérite de pédagogie et de pédagogie psychologique à l’Université de Fribourg. Son vice-président est le gardien du couvent des Cordeliers, le Père Vincent Cosatti. Parmi les autres membres, on compte Charles Folly, le caissier, Yvonne Lehnherr, ancienne conservatrice du musée d’art et d’histoire de Fribourg (MAHF), Catherine Bosshart-Pfluger, professeur en histoire contemporaine à l’Université de Fribourg, Felix Bürdel, ancien président du Grand Conseil fribourgeois, Henri Both, et le Père Pascal Marquard.
Le comité recherche encore une personne de langue française. Si aucun nom n’est officiellement évoqué, une liste circule déjà.
A 17h00 en l’église des Cordeliers, le président Fritz Oser présentera les membres du comité et les projets en cours. Yvonne Lehnherr donnera un bref exposé sur «Le cycle de la Vie de la Vierge» de Pierre Maggenberg, suivi d’un intermède musical à l’orgue par François Seydoux. La rencontre se clôturera vers 18h15 autour d’un apéritif. (apic/ggc)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/bientot-un-grand-centre-franciscain-a-fribourg/