Il avait relayé les vers d’un poète médiéval
Ankara, 28 novembre 2014 (Apic) La Cour de cassation de Turquie a demandé, le 28 novembre 2014, l’annulation de la condamnation pour « blasphème » du pianiste turc de renommée mondiale Fazil Say.
L’organe juridique s’est prononcé pour l’acquittement de l’artiste, condamné en avril 2014 à 10 mois de prison avec sursis pour « insultes contre les croyances religieuses d’une partie de la société », rapporte le quotidien turc « Hürriyet ».
Le musicien turc avait notamment relayé sur Twitter des vers du poète médiéval perse Omar Khayyam. L’extrait disait: « Vous dites que des rivières de vin coulent au paradis. Le paradis est-il une taverne pour vous? Vous dites que deux vierges y attendent chaque croyant. Le paradis est-il un bordel pour vous? »
Fazil Say, qui est un farouche opposant au pouvoir islamo-conservateur incarné par le président Tayyip Recep Erdogan, est régulièrement la cible des milieux pro-gouvernementaux.
La lettre de notification étant non contraignante, la décision finale quant au sort du pianiste sera prise par le Département pénal de la Cour suprême. (apic/hurr/rz)
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