APIC – Interview

APIC:

Martin Hauser: Nous vivons dans un monde en pleine mutation, au niveau

mondial et européen. Si je pense à l’Europe, il est évident qu’une nouvelle

Europe ne pourra pas être crée si elle ne repose pas sur une base

spirituelle commune. Cette base n’a pas encore été trouvée parce que les

sociétés européennes vivent un moment de crise et qu’il n’y a aucun

consensus sur les valeurs éthiques et spirituelles.

Les valeurs éthiques par exemple sont dépendantes de

l’appartenance ou de l’influence confessionnelle. Il n’y aura pas d’Europe

de demain si un consensus ou au moins des convergences n’existent pas

dans les questions sprirituelles ou éthiques décisives. Les grandes

confessions chrétiennes jouent un rôle déterminant par exemple à ptopos de

la question de la présent de Dieu dans nos vies, dans l’Histoire et dans le

cosmos. Mais aussi dans des questions comme la compérhension de

l’homosexualité. Sur le chemin du rapprochement des confessions, le

dialogue avec l’orthodoxie prend une signification décisive.

En Roumanie, pays où l’orthodoxie est profondément enracinée, je

cherche par mes cours et mes séminaires à créer un tel dialogue avec les

étudiants et le corps enseignant orthodoxes, en partivulier à l’Université

de Bucarest. A côté des différences confessionnelles et culturelles, il

existe bien des éléments qui nous relient en profondeur. Je pense en

particulier au fait que dans la région de l’actuelle Roumanie, les

principales confessions chrétiennes cohabitent depuis des siècles et

elles ont expérimenté dès le XVIe siècle la tolérance mutuelle alors que

ce thème n’était pas du tout à l’orde du jour.

En tant que théologien protestant, il me tient particulièrment à coeur

de faure connaître ma confession dont l’image est assez obscurcie,

peut-être à cause de la présence de certains groupes sectaires en Europe

de l’Est identifié au protestantisme. Je cherche à montrer que le

proteystantisme aussi est capable de dialoguer et de s’ouvrir aux autres.

APIC: Quelles sont les pincipales Eglise de Roumanie et quelles sont les

relations entre elles?

MH: Il s’agit de l’Eglise orthodoxe, de langue roumaine; de l’Eglise

réformée de la confession helvétique de langue hongroise; de l’Eglise

catholique-romaine de langue roumaine et hongroise; de l’Eglise

luthérienne de la Confession d’Augsbourg, de langue allemande; et des

baptistes de langue hongroise et roumaine. Nous avons donc un panel

repésentatif des grandes Eglise chrétiennes.

Dans la passé, avant le changement de 1989, ces Eglise avaient entre elles des relations oecuménique intéressantes, en particulier au niveau universitaire où des rencotre interfacultaires étaient organisés régulièrement

pour les professeurs et les responsables d’Eglise.

APIC: Ces colloques avaient surtout des visées politiques…

MH: Certainement, la politique était très présente. Elle utilisait la

présence indispensable des Eglises chrétiennes et cherchait à travers

l’oecuménisme à réunir les forces intérieures de la Roumanie et à donner à

l’extérieur l’image d’un pays acueillant – ce qu’elle est en fait -. En

tant que théologien protestant suisse , pour moi, l’essentiel a été de

constater que ces rencontres ont mis en évidence d’importants points de

convergence sur des questions de foi, la signification des profession de

foi, la compréhension des sacrements

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/apic-interview-71/