HONG-KONG: LE SUCCES INATTENDU DE L’ART UTILISE COMME THERAPIE
d’artistes chrétiens de Hong-kong, les Garden Streams, a demandé à
l’hôpital Prince of Wales de Shatin, à Hong-kong, si des artistes de
l’association pouvaient décorer la salle de radiothérapie de l’hôpital par
des peintures murales.
L’idée de cette initiative revient, entre autres, à la présidente de ce
groupe, Evelyna Liang Kan. Née dans une famille de docteurs, elle rappelle
que « les hôpitaux ont été l’un de mes terrains de jeux, mais je n’ai jamais
aimé ce que j’y ai vu, même si – et cela peut para#tre surprenant – j’en ai
aimé l’odeur. »
Aujourd’hui, après seulement une année, le rêve d’égayer une salle
d’hôpital est devenu un grand projet à Hong-kong. Dès que cela s’est su,
d’autres hôpitaux ont téléphoné à l’association pour lui demander de
repeindre certaines de leurs salles.
« Au début nous pensions pouvoir décorer un hôpital par an », a précisé E.
Liang Kan. « Mais la demande était si forte que les artistes ont repeint des
salles dans 11 hôpitaux ces douze derniers mois. »
C’est l’hôpital qui donne les fournitures nécessaires, et les artistes sont
bénévoles.
Lorsque les artistes ont décidé de contacter l’hôpital Prince of Wales l’an
passé, Mme Liang Kan a décidé de repeindre tout d’abord la salle la plus
triste de l’hôpital, celle o# l’on traite les malades du cancer. C’est
pourquoi elle a choisi la salle de radiothérapie de l’hôpital, qui
respirait la même tristesse que toutes ces salles de radiothérapie o# l’on
traite les cancéreux.
« C’était dans le sous-sol; il semble d’ailleurs que toutes les salles de
radiothérapie soient au sous-sol. Les murs étaient jaunes et les patients
avaient la tête baissée et les mains crispées, comme s’ils attendaient la
mort », a-t-elle dit.
Un très grand groupe, mobilisé par Garden Streams – 12 artistes
professionnels, 60 étudiants en art et décoration, 60 enfants artistes et
12 prisonniers en liberté conditionnelle – ont passé 8 jours et 8 nuits à
décorer les murs de la salle en y peignant des paysages, des arbres et des
fleurs. Dans le pavillon des enfants, ils ont peint un animal familier à la
tête de chaque lit.
Pour Mme Liang Kan, il s’agit simplement de communiquer le message de Dieu
à tous ceux qui viennent dans cette salle, qúils soient chrétiens ou non.
« Il s’agissait d’abord de faire partager la beauté des couleurs de la
création de Dieu, et de redonner espoir aux malades. »
Le résultat est stupéfiant, reconna#t Mme Liang Kan. « Aujourd’hui, les
malades recommencent à sourire. » Les enfants ont demandé à être déplacés
dans les chambres décorées.
« Je sais que l’art est important pour soigner le coeur des patients »,
a-t-elle dit. « S’ils se sentent bien, leur santé s’améliore rapidement. »
Le 8 juin, Mme Liang Kan a déclaré aux membres de l’Association de l’art
chrétien en Asie (ACAA), réunis à Colombo, à Sri Lanka, que le gouvernement
de Hong-kong, par l’intermédiaire du Conseil des arts visuels de la ville,
s’était engagé, il y a deux semaines, à donner des fonds pour que Garden
Streams puisse nommer un coordinateur. « Nous avions peur que notre projet
ne soit bloqué, faute de moyens financiers, mais aujourd’hui nous pouvons
aller de l’avant. »
Les artistes ont accepté aussi de décorer 12 salles de l’hôpital chrétien
uni de la presqú#le de Kowloon, qui fait partie du territoire de Hong-kong,
ce qui réjouit particulièrement Mme Liang Kan, car le projet impliquerait
la participation d’artistes chrétiens de Chine.
En raison du succès de ces peintures murales, les médecins disent
aujourd’hui à Mme Liang Kan qúelle est « une thérapeute » qui soigne les
malades grâce à l’art, ce qúelle réfute car elle ne se dit pas qualifiée
dans ce domaine, même si elle a toujours désiré l’étudier.
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