Les jeunes et l’unite des catholiques ont ete au coeur des interventions en
novembre) et de la VIIe congregation (vendredi 1er decembre).
« S’ils se sont eloignes de l’Eglise , ne les lachez pas! » s’exclamait Melle
Jeanine FARAJALLAH, de l’Universite Saint-Joseph de Beyrouth, a propos des
jeunes. « Sivous les perdez, vous perdez votre avenir, l’avenir des
chretiens » ajoutait-elle apres avoir souligne que ce qui leur manquait le
plus, c’etait la confiance: « Les jeunes du Liban n’ont connu que la
guerre. »
S. B. Raphael I BIDAWID, Patriarche de Babylone des Chaldeens (Iraq) qui a
ete 23 ans eveque au Liban, se montrait soucieux de l’education: « La grande
mission de l’Eglise est de rehabiliter cette jeunesse, en leur infusant un
nouvel esprit, base sur les valeurs authentiques de l’Evangile » « Formation
integrale » reprenait le cardinal Eduardo PIRONIO, President du Conseil
Pontifical pour les laics.
Deja, lors de la Ve congregation generale, S. Ex. Mgr Chuchrallah HARB,
eveque de Jounieh des Maronites – intervention publiee ce jour- avait
souligne l’urgence de favoriser le retour des jeunes Libanais qui ont fait
des etudes a l’etranger, en prenant des mesures serieuses pour la justice
et la liberte: desarmement de tous, prevu par les accords de Taef, question
des Palestiniens, et des attaques Israeliennes.
Pour le cardinal Sodano (VIIe congregation), est urgent de surmonter les
« difficultes de collaboration entre les 6 communautes catholiques ». Les
divisions sont « anachroniques ». Une telle collaboration, « difficile, mais
non impossible », inaugurera une « nouvelle epoque dans l’evangelisation » de
la societe libanaise, societe ou les femmes ont un role important a jouer,
insiste le cardinal, en ajoutant: « il y a encore beaucoup a faire en ce
sens ». Enfin, il faut que l’on « distingue mieux » les roles respectifs de la
hierarchie et des laics dans le domaine politique »: « la politique revient
au laics, sous leur responsabilite ».
Le cardinal Ratzinger aborde l’unite sous un autre angle. En orient, les
Patriarches « ne sont pas l’un a cote de l’autre, mais forment, dans leur
communion reciproque, le concert de l’universalite ». Cette dimension
universelle, au coeur des eglises particulieres, « fait partie de toute
vraie reforme ». Il ne s’agit pourtant pas de tomber dans « l’activisme
occidental » qui fait croire, explique le cardinal, « que c’est nous qui
construisons l’Eglise », ou le Royaume de Dieu. Un retournement de
perspective s’impose: « l’action de Dieu » precede « nos activites ». Il
suppose une « education liturgique » et « a la priere » renouvelees.
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