salle de la VIe Congregation generale du synode pour le Liban (jeudi 30

Les jeunes et l’unite des catholiques ont ete au coeur des interventions en

novembre) et de la VIIe congregation (vendredi 1er decembre).

«S’ils se sont eloignes de l’Eglise , ne les lachez pas!» s’exclamait Melle

Jeanine FARAJALLAH, de l’Universite Saint-Joseph de Beyrouth, a propos des

jeunes. «Sivous les perdez, vous perdez votre avenir, l’avenir des

chretiens» ajoutait-elle apres avoir souligne que ce qui leur manquait le

plus, c’etait la confiance: «Les jeunes du Liban n’ont connu que la

guerre.»

S. B. Raphael I BIDAWID, Patriarche de Babylone des Chaldeens (Iraq) qui a

ete 23 ans eveque au Liban, se montrait soucieux de l’education: «La grande

mission de l’Eglise est de rehabiliter cette jeunesse, en leur infusant un

nouvel esprit, base sur les valeurs authentiques de l’Evangile  » «Formation

integrale» reprenait le cardinal Eduardo PIRONIO, President du Conseil

Pontifical pour les laics.

Deja, lors de la Ve congregation generale, S. Ex. Mgr Chuchrallah HARB,

eveque de Jounieh des Maronites – intervention publiee ce jour- avait

souligne l’urgence de favoriser le retour des jeunes Libanais qui ont fait

des etudes a l’etranger, en prenant des mesures serieuses pour la justice

et la liberte: desarmement de tous, prevu par les accords de Taef, question

des Palestiniens, et des attaques Israeliennes.

Pour le cardinal Sodano (VIIe congregation), est urgent de surmonter les

«difficultes de collaboration entre les 6 communautes catholiques». Les

divisions sont «anachroniques». Une telle collaboration, «difficile, mais

non impossible», inaugurera une «nouvelle epoque dans l’evangelisation» de

la societe libanaise, societe ou les femmes ont un role important a jouer,

insiste le cardinal, en ajoutant: «il y a encore beaucoup a faire en ce

sens». Enfin, il faut que l’on «distingue mieux» les roles respectifs de la

hierarchie et des laics dans le domaine politique»: «la politique revient

au laics, sous leur responsabilite».

Le cardinal Ratzinger aborde l’unite sous un autre angle. En orient, les

Patriarches «ne sont pas l’un a cote de l’autre, mais forment, dans leur

communion reciproque, le concert de l’universalite». Cette dimension

universelle, au coeur des eglises particulieres, «fait partie de toute

vraie reforme». Il ne s’agit pourtant pas de tomber dans «l’activisme

occidental» qui fait croire, explique le cardinal, «que c’est nous qui

construisons l’Eglise», ou le Royaume de Dieu. Un retournement de

perspective s’impose: «l’action de Dieu» precede «nos activites». Il

suppose une «education liturgique» et «a la priere» renouvelees.

I

3 décembre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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