Népal: une préfecture apostolique
Le pape a élevé la mission «sui iuris» du Népal au rang de préfecture
apostolique, avec la même dénomination et la même configuration
territoriale. Il a nommé préfet apostolique du Népal le Père Anthony
Francis Sharma, jésuite, qui était déjà supérieur ecclésiastique de la même
circonscription. Sont dits «sui iuris» les territoires qui ne font pas
partie d’un vicariat ou d’une préfecture apostolique; il sont dirigées par
un supérieur ecclésiastique dont dépendent les postes et le personnel
missionnaires. La préfecture apostolique est, à l’instar du vicariat
apostolique, dirigée par un ordinaire qui n’est pas évêque; il se distingue
du vicariat apostolique par le fait qúil est le premier stade dans
l’organisation de la hiérarchique ecclésiastique d’un territoire.
Originaire de Katmandou, le Père Sharma, 60 ans, a été ordonné prêtre dans
la Compagnie de Jésus en 1968. Après avoir longtemps enseigné dans des
écoles de la zone de Darjeeling (Inde), il y dirigeait le Collège St-Joseph
quand il a été nommé supérieur ecclésiastique du Népal (avril 1984).
Le Népal, un Etat indépendant qui se déclare le seul royaume hindou du
monde, est situé sur le versant oriental de l’Himalaya. Il a des frontières
communes avec le Tibet, l’Inde et la Chine. Sa superficie est de 147.181
km2. La plupart des catholiques vivent depuis plusieurs générations dans le
pays. Leurs aïeux sont venus des Etats du nord de l’Inde, Darjeeling, Assam
ou Sikkim, où la langue népalaise est encore largement répandue. 90 % des
22 millions de Népalais sont de religion hindoue, 5 % bouddhistes et 3 %
musulmans. Il y a aussi 25.000 chrétiens, dont 5.000 catholiques, assistés
par une centaine de religieux (une trentaine de prêtres) et de religieuses.
Un jésuite, Juan Cabral, fut le premier non-Asiatique à traverser le Népal.
Vinrent ensuite les capucins, en route vers Lhasa, qui fondèrent en 1715
des maisons à Katmandou; à leur départ en 1910, 141 années passèrent sans
présence catholique, avant que les jésuites y retournent en 1951. La moitié
des catholiques vivent dans l’est du pays, en deux communautés, Dharam et
Darmak, où travaillent notamment, outre les jésuites, les soeurs de S.
Joseph de Cluny et les salésiens. (cip-bol- do)
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