Rome, 12 février 1997 (CIP)

Népal: une préfecture apostolique

Le pape a élevé la mission «sui iuris» du Népal au rang de préfecture

apostolique, avec la même dénomination et la même configuration

territoriale. Il a nommé préfet apostolique du Népal le Père Anthony

Francis Sharma, jésuite, qui était déjà supérieur ecclésiastique de la même

circonscription. Sont dits «sui iuris» les territoires qui ne font pas

partie d’un vicariat ou d’une préfecture apostolique; il sont dirigées par

un supérieur ecclésiastique dont dépendent les postes et le personnel

missionnaires. La préfecture apostolique est, à l’instar du vicariat

apostolique, dirigée par un ordinaire qui n’est pas évêque; il se distingue

du vicariat apostolique par le fait qúil est le premier stade dans

l’organisation de la hiérarchique ecclésiastique d’un territoire.

Originaire de Katmandou, le Père Sharma, 60 ans, a été ordonné prêtre dans

la Compagnie de Jésus en 1968. Après avoir longtemps enseigné dans des

écoles de la zone de Darjeeling (Inde), il y dirigeait le Collège St-Joseph

quand il a été nommé supérieur ecclésiastique du Népal (avril 1984).

Le Népal, un Etat indépendant qui se déclare le seul royaume hindou du

monde, est situé sur le versant oriental de l’Himalaya. Il a des frontières

communes avec le Tibet, l’Inde et la Chine. Sa superficie est de 147.181

km2. La plupart des catholiques vivent depuis plusieurs générations dans le

pays. Leurs aïeux sont venus des Etats du nord de l’Inde, Darjeeling, Assam

ou Sikkim, où la langue népalaise est encore largement répandue. 90 % des

22 millions de Népalais sont de religion hindoue, 5 % bouddhistes et 3 %

musulmans. Il y a aussi 25.000 chrétiens, dont 5.000 catholiques, assistés

par une centaine de religieux (une trentaine de prêtres) et de religieuses.

Un jésuite, Juan Cabral, fut le premier non-Asiatique à traverser le Népal.

Vinrent ensuite les capucins, en route vers Lhasa, qui fondèrent en 1715

des maisons à Katmandou; à leur départ en 1910, 141 années passèrent sans

présence catholique, avant que les jésuites y retournent en 1951. La moitié

des catholiques vivent dans l’est du pays, en deux communautés, Dharam et

Darmak, où travaillent notamment, outre les jésuites, les soeurs de S.

Joseph de Cluny et les salésiens. (cip-bol- do)

12 février 1997 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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