Pas de guerre de religion en ex-Yougoslavie, affirment les scientifiques
Split, 6décembre(APIC) Ces trois dernières années, du fait de la guerre,
150 églises ont été détruites en République de Croatie et 200 en Bosnie
Herzégovine. Pourtant on ne peut pas parler de guerre de religion dans
l’ex-Yougoslavie, estiment les chercheurs et scientifiques de diverses confessions religieuses réunis à Split, sur la côte dalmate.
Des représentants catholiques, orthodoxes, protestants, musulmans et
juifs ont participé en fin de semaine durant trois jours à un congrès
scientifique réunissant sociologues et historiens sur « Les confessions et
la guerre » organisé à Split par l’Institut de recherches sociales appliquées et l’Association académique croate. Ils ont analysé la responsabilités des communautés religieuses à propos du déclenchement de la guerre en
ex-Yougoslavie et tenté de définir les éléments qui caractérisent une guerre de religion.
S’ils ont conclu que l’on ne pouvait parler de guerre de religion dans
cette région des Balkans, les participants ont estimé que la confrontation
a pris un aspect religieux parce que les édifices religieux et les monuments ont été systématiquement détruits. Ils estiment que ce sont les responsables de la guerre qui parlent de guerre civile ou de guerre de religion dans cette région pour masquer le véritable motif des hostilités, qui
est de conquérir des territoires qui ne leur appartiennent pas.
(apic/ika/be)
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