Split: Rencontre internationale sur «les confessions et la guerre» (061293)

Pas de guerre de religion en ex-Yougoslavie, affirment les scientifiques

Split, 6décembre(APIC) Ces trois dernières années, du fait de la guerre,

150 églises ont été détruites en République de Croatie et 200 en Bosnie

Herzégovine. Pourtant on ne peut pas parler de guerre de religion dans

l’ex-Yougoslavie, estiment les chercheurs et scientifiques de diverses confessions religieuses réunis à Split, sur la côte dalmate.

Des représentants catholiques, orthodoxes, protestants, musulmans et

juifs ont participé en fin de semaine durant trois jours à un congrès

scientifique réunissant sociologues et historiens sur «Les confessions et

la guerre» organisé à Split par l’Institut de recherches sociales appliquées et l’Association académique croate. Ils ont analysé la responsabilités des communautés religieuses à propos du déclenchement de la guerre en

ex-Yougoslavie et tenté de définir les éléments qui caractérisent une guerre de religion.

S’ils ont conclu que l’on ne pouvait parler de guerre de religion dans

cette région des Balkans, les participants ont estimé que la confrontation

a pris un aspect religieux parce que les édifices religieux et les monuments ont été systématiquement détruits. Ils estiment que ce sont les responsables de la guerre qui parlent de guerre civile ou de guerre de religion dans cette région pour masquer le véritable motif des hostilités, qui

est de conquérir des territoires qui ne leur appartiennent pas.

(apic/ika/be)

6 décembre 1993 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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