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Beyrouth, 23 septembre(APIC) Un message de milieux catholiques libanais
analysant la situation actuelle au Liban vient de parvenir à la presse. Ce
message décrit et explique en détail la situation depuis que le Liban a
deux gouvernements. Les milieux catholiques soutiennent évidemment le
président sortant Amine Gemayel et le gouvernement du général Aoun.
« Le président Amine Gemayel fidèle à la constitution, ayant fait plusieurs tentatives pour sauver la situation: élection libre d’un nouveau président, formation d’un ministère d’union nationale, s’est vu obligé de passer
le pouvoir au chef de l’armée le général Michel Aoun en le nommant conformément à la constitution comme premier ministre. Ce cabinet a été formé
de 6 officiers, représentant les 6 grandes communautés chrétiennes et musulmanes qui forment le pays. Les 3 officiers : sunnite, chiite et druze,
sous pression, menacent de se retirer ».
« Pour la 3ème fois le président de la chambre des députés se voit amener
à annuler la séance des élections présidentielles en raison du manque du
quorum pour les raisons suivantes:
a) Le siège du parlement: le vieux batiment du parlement abandonné depuis
12 ans pour des raisons de sécurité et se trouvant en zone occupée par
l’armée syrienne ne permet pas des élections libres, transforme les députés
en otages et met leur vie en danger.
b)Les candidats: les Syriens imposent l’élection d’un candidat unique.
Les parlementaires n’ont rien contre les personnes mais ils refusent de
participer à l’élection d’un président nommé par les troupes syriennes
d’occupation.
c)Les députés enlevés: les pressions syriennes s’expriment par
l’enlèvement et la séquestration du député Farid Serhal et de l’ancien
président de la chambre, le député Kamel-el-Assad ».
Les positions au Liban sont les suivantes :
a) « Bkerke (le siège patriarcal) tient à l’unité de tout le pays sans division et sans partition, au respect des valeurs politiques telles que la liberté, la démocratie, le pluralisme communautaire et le respect de la constitution. Il ne propose pas le nom d’un candidat mais appelle à des élections démocratiques et libres.
b) Les députés refusent toute ingérance étrangère et toute pression
syrienne qui les privent d’exercer librement et démocratiquement leur
droit. Ils tiennent à l’unité nationale et au respect de la constitution.
Ils refusent d’être pris en otage et exigent que les élections se passent
dans le siège actuel du parlement qui est dans une zone sûre et accessible
à tous les partis.
c) Le nouveau gouvernement présidé par le général Aoun, et qui est formé
selon la constitution et qui a pris sa charge la nuit du 22 septembre 1988,
a pour but d’assurer des élections libres et une transition paisible et garantie des pouvoirs constitutionnels et légitimes. C’est le pouvoir légal
du pays.
d) Damas voulant briser la résistance passive et libre des Libanais réunis
autour de Bkerke, des députés et du nouveau gouvernement, fait pression
pour essayer de faire revivre et légitimer l’ancien ministère démissionnaire depuis 2 ans, un pas de plus vers la mainmise totale par le régime de
Damas sur le pouvoir au Liban ».
Le message conclut par une comparaison : « C’est frappant de voir la
similarité existant entre les démarches de Damas, visant à démenteler le
régime et Hitler quans il préparait l’annexion de l’Autriche.
(apic/cenca/bd).
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