APIC-Interview
de Zurich qui a analysé l’échantillon du Saint-Suaire de Turin
« Le résultat : le Saint-Suaire est du Moyen-Age »
Fribourg, 13octobre(APIC) Le laboratoire de l’EPFZ de Zurich est un des
trois laboratoires qui a été chargé de la datation du Saint-Suaire de
Turin. Le Professeur Willy Wölfli, professeur titulaire à l’Institut de
physique des énergies moyennes de EPFZ à Zurich a accordé une interview à
l’agence APIC.
APIC : Professeur Wölfli, qu’avez vous reçu pour entreprendre une datation
scientifique pertinente ?
Professeur Willy Wölfli : Nous avons reçu un petit morceau du tissu du
Saint-Suaire, de la grandeur d’un timbre-poste, ainsi que trois
échantillons du British Museum pour pouvoir faire en quelques sorte un
« test à l’aveugle ».
APIC : Est-ce que le travail de datation est compliqué et fiable ?
Un travail de datation est une question de méthode. Si elle est appliquée
de manière correcte la méthode est, en tant que telle, très sûre. L’unique
problème est l’impureté possible de l’échantillon, car vers la fin de la
recherche nous travaillons avec de très petites quantités de carbone, avec
seulement quelques milligrammes de carbone.
APIC : Il n’y a pas de doute que le Saint-Suaire de Turin est du Moyen Age
et non, comme présumé, de l’époque du Christ ?
Il me semble encore important d’ajouter que les quatre échantillons ont été
datés par les trois laboratoires avec une très bonne convergence. Des trois
estimations, on a calculé une valeur moyenne qui a été convertie dans notre
calendrier usuel. Le résultat trouvé démontre avec 95 pour cent de probabilité que le Saint-Suaire de Turin date des années 1260 à 1390 après JésusChrist.
Pour nous scientifiques il est clair que la question fondamentale de
l’ancienneté probable du tissu de 2000 ans a aiguisé notre intérêt. Mon
opinion personnelle est que même si les résultats avaient été différentes,
la question théologique décisive n’aurait pas pu être définitivement résolue. (apic/slc/bd)
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