APIC – Interview
L’espoir renaît en Colombie
Par Pierre Rottet, de l’APIC
Bogota, juin 2000 (APIC) Après 40 années de guerre et de violences, un nouvel accord avec la guérilla est proche. Dans la foulée des accords conclus à Mayence en 1998, l’espoir d’une concertation démocratique renaît.
Après une élection mouvementée au Pérou, avant une autre à venir, au Mexique, qui pourrait voir tomber pour la première fois en plus de 50 ans le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), l’actualité en Amérique latine est branchée sur la Colombie. L’ELN (Armée de libération nationale) et le gouvernement colombien du président Pastrana s’apprêtent en effet à signer un accord en juillet. L’ELN est la seconde force insurrectionnelle après les
Cet accord prévoit de donner à la guérilla de l’ELN le territoire neutre que l’insurrection réclame depuis plusieurs années. C’est à n’en pas douter un pas de plus vers le dialogue et la mise en route de la Consultation nationale, née des accords dits de Mayence. Un espoir timide dans ce pays ravagé par plus de 40 ans de guerre.
Dans une interview accordée à l’APIC, Antonio Garcia, membre du commandement central et responsable militaire de l’ELN, la seconde force insurrectionnelle de Colombie après les FARCS, fait le point sur les progrès accomplis depuis les Accords de Mayence. Au cours de ce « sommet », tenu du 13 au 15 juillet 1998 sous l’égide de la Conférence des évêques allemands, d’entente avec la Conférence épiscopale colombienne, les premiers contours de la Convention nationale ont été dessinés. En une dizaine de points, des mécanismes ont été définis pour transformer la société civile en un véritable acteur.
« Nous avons effectivement eu des entretiens avec des représentants du gouvernement suisse et d’institutions de ce pays », indique Antonio Garcia, de passage en Europe.
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