Genève : Henri Tisot joue « Les sept Miracles de Jésus » (230190)
Un comédien qui prône l’amour mutuel
Genève, 23janvier(APIC) Le comédien français Henri Tisot présente ces
jours-ci son spectacle intitulé « Les sept Miracles de Jésus » d’après
l’évangile de saint Jean dans plusieurs villes de Suisse romande : du 18 au
28 janvier il est à Genève, Fribourg, Bienne, Lausanne, Neuchâtel, Sion et
Montreux. L’agence APIC en a profité pour l’interroger sur son expérience
de Dieu, sa vision du monde et sa vie d’artiste.
APIC : Henri Tisot, vous étiez connu dans les années soixante comme
imitateur du Général de Gaulle et comédien dans « Le Temps des copains ».
Aujourd’hui vous interprétez « Les sept Miracles de Jésus ». Comment
expliquer cette reconversion ?
Henri Tisot : Mon passé, je ne le renie pas, mais c’est vraiment du passé. J’ai l’impression que l’on parle de mon grand-père… Comment suis-je
arrivé à Jésus ? Par la lecture du livre de Jean Guitton sur Marthe Robin.
Mais je crois que le Christ nous appelle de nombreux endroits : pourvu que
l’on ait des oreilles pour entendre et des yeux pour voir. Alors que la
plupart du temps, nous avons des oreilles pour ne pas entendre et des yeux
pour ne pas voir, comme dit le prophète Isaïe. En fait, j’ai été appelé par
Dieu.
APIC : Depuis une dizaine d’années, vous étudiez l’hébreu. Est-ce par
goût de la recherche ?
H.T. : Non, l’hébreu c’est l’autoroute qui nous conduit à Dieu, il nous
fait peut-être aller un peu plus vite vers Dieu. Et puis, il nous éclaire
dans la lecture des Ecritures.
APIC : Dans votre spectacle vous jouez, vous interprétez l’Evangile.
Vous faites souvent des liens entre le judaïsme, l’islam et le christianisme. Est-ce pour appeler à une unité inter-religieuse ?
H.T. : Oui, c’est l’un des buts de mon spectacle : faire comprendre que
les uns ne peuvent rien sans les autres. D’ailleurs, l’Evangile dit : « Aimez-vous les uns les autres ». Et en France aussi, il nous invite à nous aimer entre gens qui n’ont pas la même religion, et même entre ceux qui
croient et ceux qui ne croient pas. Si nous ne nous aimons pas les uns les
autres, nous ne sommes pas dignes d’être chrétiens.
A propos du fait d’interpréter l’Evangile, je n’aime pas ce mot. J’essaie de trouver ce que contiennent les évangiles. Il faut s’interroger sur
la Parole de Dieu, mais il n’est pas du tout question que j’apporte dans
les évangiles mes propres idées.
APIC : Vous souhaitez donc cette unité inter-religieuse, mais les
trajectoires des Eglises ne vont-elles pas dans le sens opposé ?
H.T. : Dans la mesure où l’on est pour la séparation, l’on ne peut plus
se dire de Dieu; car il y a une règle : Dieu rassemble, le diable divise.
Mais cela ne veut pas dire que l’on doive tous avoir les mêmes pensées.
Il y a des nuances dans l’arc-en-ciel. Nous sommes là pour avoir des nuances différentes, mais pour nous aimer les uns les autres. Ces différences
peuvent d’ailleurs être stimulantes. Et il ne faut surtout pas perdre notre
identité. (apic/pp/cor)
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