Apic- Reportage
Le dominicain fribourgeois quitte l’Ecole fin mai, après 3 mandats
Jacques Berset, agence Apic
Jérusalem, 28 janvier 2008 (Apic) A quelques pas de la Porte de Damas, la plus pittoresque de toutes celles de la vieille ville de Jérusalem, se dresse l’église St-Etienne. Au milieu de son cloître, une statue récente de saint Etienne, le premier des disciples du Christ à subir le martyr: il fut lapidé.
Cette oeuvre du Frère Ioan, réalisée dans un bloc de pierre de Bethléem, fut bénie lors de la fête de saint Etienne protomartyr, le 26 décembre 2005. Au cours de la première guerre israélo-arabe, la précédente statue fut décapitée par un obus un dimanche de 1948. Tout un symbole dans cette région chère aux trois religions monothéistes!
C’est dans cet atrium en pierres de taille de couleur crème, face à l’édifice bâti à la fin du XIXe siècle sur le site d’une ancienne église byzantine, que nous accueille le Père Jean-Michel Poffet. Le dominicain fribourgeois est directeur depuis 1999 de l’Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem. «Dans un premier temps, ils ont été surpris à Paris de voir que le nouveau directeur n’était pas un Français. C’était une première. Après les expectatives du début, nos rapports ont toujours été très bons».
Le Père Poffet a reçu il y a quelques années la nationalité française – ce qui facilite ses démarches pour, par exemple, se rendre à Gaza avec le consul général ou l’archéologue de l’Ecole. Arrivé au terme de son 3ème mandat, il quittera ces lieux de prière et de recherche à la fin mai. Son successeur sera élu le 18 février.
Durant ces neuf ans à la tête de la prestigieuse institution, fondée en 1890 par le Père Marie-Joseph Lagrange, Jean-Michel Poffet s’est beaucoup investi. Il a dû faire face, il y a quelques années, au lancinant problème des visas pour ses étudiants: la politique israélienne très restrictive en la matière a failli mettre en cause l’avenir de l’Ecole.
Les temps ne sont faciles pour personne ici en Terre Sainte, reconnaît-il. «Mon souci principal a été longtemps l’obtention des visas pour les étudiants. Actuellement, cela va un petit peu mieux. Mais cette question reste un gros souci pour les étudiants du Séminaire latin de Beit Jala, à côté de Bethléem, qui viennent en majorité de Jordanie, partie du diocèse du Patriarcat latin de Jérusalem». Comment accepter que 12 séminaristes jordaniens (faisant partie du même diocèse) aient été obligés de rester au séminaire à Noël, sans pouvoir rejoindre leur famille, alors qu’il y a un traité de paix avec la Jordanie et un accord avec le Saint-Siège sur la libre circulation des personnels ecclésiastiques ? En raison de cette politique, la survie d’autres institutions chrétiennes en Terre Sainte est compromise.
Il est vital de maintenir une présence chrétienne en Terre Sainte
«C’est inacceptable au vu des accords que l’Etat d’Israël a signés avec le Saint-Siège, il y a bien plus d’une décennie. On espérait en toute bonne foi qu’Israël respecterait ses engagements. Mais ces accords signés en décembre 1993 n’ont jamais été ratifiés par la Knesset, et ni le nonce ni personne ne peuvent y changer quoi que ce soit!», déplore le dominicain fribourgeois. Les rapports entre Israël et le Saint-Siège étaient d’ailleurs meilleurs avant l’établissement des relations diplomatiques, notait d’ailleurs l’automne dernier l’ancien nonce en Israël Mgr Pietro Sambi, actuel ambassadeur du Saint-Siège à Washington.
«Il est extrêmement important que des institutions comme les nôtres ne quittent pas la Terre Sainte et continuent d’accueillir des étudiants. Pour cela, il faut maintenir notre patrimoine, car on ne peut pas héberger les étudiants dans des bâtiments en ruines. Nous ne pouvons le faire que grâce à la solidarité des diverses oeuvres d’entraide», ajoute le Père Poffet.
Qui nous conduit sur une terrasse, où l’on peut admirer la toute nouvelle couverture en zinc de l’église, réalisée durant l’été par une entreprise fribourgeoise, avec le concours d’ouvriers palestiniens venant de Bethléem (*). Le religieux – qui a enseigné à l’Université de Fribourg pendant une vingtaine d’années – a également donné des cours à son arrivée à Jérusalem. Mais il a dû se résoudre à cesser l’enseignement parce que l’ensemble des tâches de la direction de l’Ecole lui prenait désormais tout son temps. Il fallait trouver de nouveaux professeurs (**), effectuer pour cela des voyages, rédiger un courrier important, lever des fonds pour les rénovations des bâtiments, trouver des équipements informatiques, sans compter le lancement d’un nouveau projet scientifique international: une nouvelle traduction de la Bible avec un nouveau commentaire, la «Bible en ses Traditions», qui paraîtra dans quelques années. (***)
Pour cette nouvelle édition de la Bible, l’Ecole dispose d’une trentaine de collaborateurs dans divers pays, dont le Père carme Jean-Emmanuel de Ena, chargé de cours à l’Université de Fribourg. «Ce sera une sorte de Talmud chrétien, certainement plusieurs volumes bibliques, qui seront mis sur informatique».
Un projet utile pour l’Eglise
Elle sera publiée chez l’éditeur phare de l’Ecole, Le Cerf, à Paris. «Une école comme la nôtre a besoin d’un grand projet de recherche, un projet scientifique qui réunit l’équipe. Cela a été la Bible de Jérusalem dans les années 50, puis, après les découvertes de Qumrân, le déchiffrement et l’édition des manuscrits de la Mer Morte, relayée ensuite par une équipe internationale. C’est également ici que nous préparons l’édition de la Revue Biblique, les Cahiers de la Revue Biblique, les Etudes Bibliques (chez Gabalda, à Paris) mais il nous fallait quelque chose de nouveau d’une certaine façon».
Le Père Poffet se réjouit que de jeunes professeurs et chercheurs à travers le monde soient fascinés par ce projet et apportent leur concours. «C’est très mobilisateur pour une institution académique. Sinon ce sont les difficultés du moment, toute la violence du pays dans lequel nous nous trouvons, qui finissent par nous gagner. Il est important de porter un tel projet, qui est aussi en même temps utile pour l’Eglise».
Le plus grand danger aujourd’hui vient du fondamentalisme
Le dominicain estime que le plus grand danger aujourd’hui vient du fondamentalisme, d’une approche simpliste des Ecritures, qui prend tout au pied de la lettre, déformant l’intention première des textes. «C’est ce qui permet à certains de les utiliser pour des buts politiques: tout ce qui touche à la terre, au pays, tout est explosif ici. Il faut donc faire attention à la manière dont on parle. Dans un document de la Commission biblique pontificale de 1993, on traite le fondamentalisme d’une forme de «suicide de la pensée». C’est rare dans un texte pontifical d’utiliser de tels termes!»
Mais il faut souligner, poursuit-il, qu’un texte ancien doit être approché en étant conscient de l’époque dans laquelle il a été écrit, de ses premiers destinataires, «pour ne pas lui faire dire n’importe quoi». A l’époque des rédacteurs du Livre de Josué, on ne faisait pas de l’histoire comme on l’attend d’un historien aujourd’hui, qui repose le plus possible sur des bases objectives. «Mais là, on est dans des traditions très anciennes, souvent épiques, et qui racontent la lointaine histoire de nos ancêtres, puisant en partie dans un passé idéalisé, même s’il y a souvent des fondements historiques».
De gros investissements
Depuis que le Père Poffet est à la direction de l’Ecole, l’institution a investi plus d’un demi million de francs pour rénover les bâtiments installés sur une propriété de plus d’un hectare. En ont bénéficié l’église, la salle de conférence, la chapelle d’hiver qui peut désormais être chauffée. Tout ceci sans parler de la bibliothèque, qui a reçu un don de l’Union Européenne de plus d’un million de dollars.
«Grâce aux économies de notre communauté, à des donateurs privés, on est pas loin d’un demi million aussi pour installer le chauffage central, changer les fenêtres, car on mourait de froid».
Tous ces travaux ne sont possibles que grâce à la solidarité, relève le Père Poffet, qui en profite pour remercier tous ceux le soutiennent en France et en Suisse. L’Ecole est aidée par une association des amis en France, par l’Aide à l’Eglise en Détresse» (AED), la collecte du Vendredi Saint et l’Association Suisse de Terre Sainte. Alors que s’approche la date de son départ, le directeur ne cache pas une certaine nostalgie à l’idée de quitter la tête du plus ancien centre de recherche biblique et archéologique de Terre sainte. «Mais j’ai déjà fait trois mandats, alors que les statuts n’en prévoient que deux!» JB
Encadré
Une bibliothèque unique au monde
La bibliothèque de l’Ecole – qui a rassemblé 140’000 ouvrages et 300 périodiques scientifiques depuis 1890 – dispose d’un budget annuel de près de 130’000 francs suisses, qu’il faut trouver! «C’est un joyau, une des meilleures bibliothèques au monde, où les étudiants (les internes) peuvent étudier jour et nuit. Ici, c’est ouvert 365 jours par an!». Les étudiants, dont la moitié sont au niveau du doctorat, doivent avoir un diplôme universitaire, avec également des connaissances de base en hébreu et en grec, ainsi qu’en exégèse.
Les étudiants paient une inscription de 1000 euros par année, sans compter le prix de pension. Mais l’Ecole ne peut pas couvrir les frais réels, parce que les diocèses français n’ont pas beaucoup d’argent, sans parler des étudiants venant d’Afrique ou d’Asie. «Heureusement, nous recevons de l’aide d’institutions, de paroisses de Suisse qui parfois consentent à une quête., ce qui nous permet de constituer un fonds de bourse. Si le dossier académique est bon, la question financière n’est pas prioritaire», souligne le Père Poffet. JB
Encadré
Des étudiants de 16 pays de tous les continents
Actuellement, l’Ecole biblique fait le plein, avec 25 internes et une dizaine d’étudiants externes, venant de 16 pays de tous les continents. «Un moment donné, l’avenir de l’école était menacé à cause de la restriction des visas. J’avais dû prendre les grands moyens, aller jusqu’à Rome, rencontrer l’ambassadeur israélien près le Saint-Siège.», souligne le Père Poffet. «Il faut rester très vigilants, et c’est le point numéro 1 de nos rapports avec Israël».
Le deuxième point concerne la question des taxes et impôts. Jusqu’à présent, ce sont les Accords de Mytilène (1901), passés à l’époque avec l’Empire ottoman, qui protégeaient les institutions chrétiennes. «Israël ne veut pas les endosser. Ces Accords nous exemptaient de tout impôt et de toutes taxes – on ne gagne rien, de toute façon! – parce que nous sommes au service des pèlerins et des lieux saints».
Depuis l’occupation des territoires palestiniens en 1967 – l’Ecole biblique était jusque là dans la zone sous administration jordanienne – Israël envoie la facture et veut faire payer des impôts à ces institutions catholiques. «D’entente avec le Saint-Siège, on sursoit pour le moment au paiement, en attendant que l’affaire soit réglée. On aurait pu effectivement penser qu’Israël allait respecter ses engagements, surtout qu’il avait signé l’Accord fondamental! Si ces quelques taxes des communautés chrétiennes ne sont pas nécessaires pour l’Etat d’Israël, elles sont par contre vitales pour la survie de nos institutions!
Je suis un peu choqué de voir que la bonne volonté montrée d’un côté n’est pas récompensée de l’autre». A cela s’ajoute la dimension des rapports entre juifs et chrétiens. Tous les efforts faits par les chrétiens pour se défaire de cet «enseignement du mépris» qui a finalement mené aux terribles crimes du siècle passé – l’anéantissement des juifs d’Europe par les nazis -, visent à guérir des rapports basés sur l’hostilité voire la méfiance.
Ces efforts ont été énormes depuis Jean XXIII et le document conciliaire «Nostra Aetate», la catéchèse, les livres liturgiques, le pèlerinage de Jean Paul II en Terre Sainte et bien d’autres démarches.
«Mais, précise le dominicain fribourgeois, ici le politique et le religieux ne sont pas séparés. C’est comme cela. Les Israéliens jouent peut-être sur notre timidité, et en raison de notre sentiment de culpabilité, et parce que nous ne voulons pas avoir des relations qui ressemblent à de la dureté vis-à-vis des juifs, nous nous faisons tout simplement avoir. Nous devrions savoir à la fois dire notre amitié et en même temps protester quand les devoirs minimaux ne sont pas respectés, en particulier le respect de la parole donnée». JB
(*) Ces travaux ont été financés par l’oeuvre d’entraide catholique internationale «Aide à l’Eglise en Détresse» (AED), et divers autres donateurs comme les Chevaliers du St-Sépulcre.
(**) L’équipe des professeurs est internationale: un petit groupe sont des professeurs français, le directeur est suisse, trois sont polonais, trois autres sont respectivement américain, portugais et belge.
(***) Encadré
La Bible en ses Traditions, un vaste projet de l’Ecole biblique française de Jérusalem
L’Ecole vient d’entreprendre un grand projet scientifique, l’élaboration de «La Bible en ses Traditions». Il s’agit d’une révision majeure de «La Bible de Jérusalem», dont l’Ecole a rédigé la première édition il y a quelque 60 ans. Cette traduction collective, assortie d’introductions et de notes, de repères chronologiques et d’index, a connu plusieurs éditions, revues et corrigées jusqu’en l’an 2000. La nouvelle version veut offrir un outil de travail pour le grand public.
Elle veut montrer que la Bible a toujours été élaborée au sein d’une tradition (hébraïque, araméenne, grecque, latine, syriaque) qui l’a portée et enracinée. «On voit là toute une vie des Eglises recevant la Parole de Dieu. On n’est pas dans le fondamentalisme ni dans une approche de type musulman comme dans le Coran où il n’y a qu’un texte, une lecture, une vérité, une obéissance, et on voit où cela mène. On est ici dans quelque chose de pluriel. Ainsi, aucun Concile n’a jamais défini la langue dans laquelle la révélation a été écrite. On ne peut pas dire: la Bible, c’est l’hébreu, parce les mêmes juifs à Alexandrie l’ont traduite en grec, et en la traduisant, ils l’ont interprétée, en l’adaptant en partie. Les chrétiens ont reçu par la «Septante» la Bible en langue grecque, et vont la traduire ensuite en latin. Là encore, saint Jérôme interprète aussi», note le Père Poffet.
Etant donné la diversité des interprétations, il n’y a pas un seul texte, rarement un seul sens possible. L’équipe de collaborateurs qui entreprend cette tâche de longue haleine prendra en compte les résultats des découvertes archéologiques récentes qui éclairent le texte d’un jour nouveau. Elle introduira en notes marginales plusieurs registres dans les domaines patristiques aussi bien que dogmatiques, sémantiques et littéraires ou narratifs. Chaque page se présentera à la manière d’un texte talmudique.
Pour l’Ancien Testament, bien que soulignant son accomplissement dans le Nouveau, cette Bible se voudra attentive aux traditions d’interprétations proprement juives. «La Bible en ses Traditions» qui choisit le canon de la Vulgate latine et dont la référence est l’Eglise encore indivise des Pères grecs et latins, se situera dans le mouvement oecuménique le plus actuel.
Les Editions du Cerf à Paris s’engagent avec l’Ecole biblique pour mener à bien ce projet ambitieux qui demandera au moins quinze années de travail pour être complètement achevé. Il est patronné par les plus hautes autorités de l’Ordre dominicain et un Comité d’honneur a été mis en place pour en appuyer la réalisation. JB
(****) Le Père Poffet a enseigné à l’Université de Fribourg pendant une vingtaine d’année, où il a d’abord été maître assistant pour l’introduction à l’Ancien et au Nouveau Testament et où il a enseigné le grec et l’hébreu. Les dernières années, il a enseigné l’introduction à Paul et le grec du Nouveau Testament, tout en donnant un séminaire d’homilétique (Théorie de la prédication, ndr).
Encadré
La France laïque a reconnu l’Ecole biblique bien avant le Saint-Siège
Le successeur du Père Poffet sera élu le 18 février prochain. Comme dans une Université, c’est le Conseil académique qui procède à l’élection du directeur. Il regroupe tous les professeurs. Une fois l’élection faite, elle doit être ratifiée par le Grand chancelier, à savoir le maître de l’Ordre des dominicains, comme pour la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg. Une ratification par le Saint-Siège – la Congrégation pour l’éducation catholique – est également nécessaire.
Ensuite, l’élection est communiquée à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres à Paris, puisque depuis 1920, l’Ecole biblique a été reconnue comme Ecole archéologique française. «La France laïque a reconnu l’Ecole biblique bien avant que le Saint-Siège ne le fasse, étant donné que l’on était pris dans la tourmente moderniste et que le Père Lagrange était alors soupçonné – et toute l’Ecole biblique avec lui», confie le Père Poffet.
Dès 1920, les Pères, en raison des découvertes extraordinaires qu’ils réalisaient, envoyaient à l’Académie à Paris les rapports sur leurs fouilles. Plusieurs étaient correspondants de l’Académie. Depuis ce temps-là, l’Ecole touche un subside du Ministère français des Affaires étrangères pour la coopération à l’étranger. Raison pour laquelle l’Ecole accueille deux étudiants boursiers français chaque année. JB
Encadré
Pour l’Ecole, l’archéologie n’a plus le même poids qu’à l’origine
Le volet archéologique de l’Ecole ne s’inscrit plus dans le même contexte qu’aux débuts de l’institution, qui accomplissait alors (dès la fin du XIXe siècle) un travail de pionnier. C’était l’Empire ottoman, puis le Mandat britannique. Depuis 1920, l’Ecole a été reconnue comme école archéologique française. En 1947-1948, la guerre et la création de l’Etat d’Israël, puis la Guerre des Six Jours en 1967, ont complètement changé la donne.
Aujourd’hui, Israël compte des équipes d’archéologues exceptionnelles. «Ils n’ont pas vraiment besoin de nous, qui n’avons plus qu’un archéologue. Ce n’est pas l’Ecole biblique qui peut financer de grands chantiers archéologiques. En revanche, je pense que nous devrons toujours avoir ici quelqu’un qui a de vraies compétences archéologiques, qui va sur le terrain, qui reste au courant de tout ce qui se découvre, et qui le met en relation avec la lecture des textes bibliques», explique le Père Poffet.
«L’archéologie, ce n’est pas la même chose, si on est juif, chrétien ou musulman, même si on dit que l’on fait de la science. La façon dont on va exploiter ce que l’on découvre peut être différente». Du côté musulman, les archéologues ont tendance à privilégier les découvertes de la période islamique et postérieure. «Ils ne sont pas très heureux quand ils tombent sur des églises byzantines, et on en trouve à Gaza; nous avons fouillé là-bas. Il est clair qu’Israël a aussi un art de présenter les fouilles – leurs musées sont exceptionnels – qui montre qu’ils ont un intérêt particulier pour toute la période royale», poursuit le dominicain fribourgeois. «Tout ce que l’on va pouvoir prouver de l’occupation juive de cette terre prend le pas sur tout le reste. En archéologie, fouiller veut dire détruire, puisque l’on va par couches. Plus vous allez profond, plus vous détruisez ce qu’il y a au-dessus!» JB
Des photos de l’Ecole et du Père Jean-Michel Poffet peuvent être obtenues à l’Apic: tél. 026 426 48 01 Courriel: jacques.berset@kipa-apic.ch (apic/be)
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