Le frère du pape n’était pas au courant
Ratisbonne, 7 mars 2010 (Apic) Un ancien élève de l’internat du célèbre choeur des petits chanteurs de Ratisbonne (sud de l’Allemagne), éclaboussé par un scandale d’abus sexuels, fait état de « punitions sadiques liées au plaisir sexuel », dans la dernière édition de l’hebdomadaire « Der Spiegel », annonce l’AFP.
Un ancien élève de l’internat des « Regensburger Domspatzen », les « moineaux de la cathédrale de Ratisbonne, Franz Wittenbrink, parle dans le journal « Der Spiegel » d’un « système astucieux de punitions sadiques liées au plaisir sexuel ».
Il accuse un ancien directeur de l’internat d’avoir « emmené le soir dans son appartement deux ou trois garçons du dortoir » à qui il offrait du vin et avec lesquels il se masturbait, selon le magazine Der Spiegel qui paraîtra le 8 mars.
« On le savait tous » et « je ne peux pas m’expliquer pourquoi le frère du pape Georg Ratzinger, qui était maître de chapelle depuis 1964, ne pouvait pas être au courant », affirme-t-il au magazine
L’évêché de Ratisbonne a reconnu vendredi deux cas d’abus sexuels sur des enfants de cette chorale et a dit disposer d’informations sur « plusieurs cas d’abus présumés survenus entre 1958 et 1973 ».
Les deux cas concernant le choeur des « Domspatzen » ne se sont pas produits pendant la période où il était dirigé par le frère du pape, Georg Ratzinger, a assuré l’évêque de Ratisbonne, Mgr Gerhard Ludwig Mueller, dans un communiqué publié samedi par l’Osservatore Romano.
Mgr Georg Ratzinger, frère de Benoît XVI, a dirigé la chorale de jeunes garçons de 1964 à 1993. Il a assuré vendredi à la radio locale Bayerische Rundfunk n’avoir été au courant de rien.
Le premier cas d’abus s’est produit, d’après Mgr Mueller, en 1958 et a été commis par le directeur adjoint d’une école élémentaire où sont souvent recrutés les petits chanteurs du plus ancien choeur d’Allemagne.
Dans le deuxième cas, « il s’agit d’une personne qui a travaillé pendant sept mois pour les Domspatzen en 1958 » et a été condamnée 12 ans plus tard pour abus sexuel. Les deux prêtres mis en cause sont décédés en 1984.
Le Vatican a affirmé samedi vouloir faire « toute la lumière » sur ces affaires « également à l’intérieur d’autres institutions publiques ou privées ». (apic/ag/afp/js)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/le-frere-du-pape-n-etait-pas-au-courant/