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    A Vanimo, le pape François n'a pas hésité à porter une coiffe traditionnelle © Vatican Media

    Le pape François visite Vanimo, «image de l’Éden»

    «Vous êtes la plus belle image que ceux qui partent d’ici peuvent emporter et garder dans leur cœur !», a déclaré le pape François à la foule rassemblée sur la grande place de la cathédrale de Vanimo, le 8 septembre 2024. Lors de cette escale de quelques heures, il a encouragé cette petite communauté catholique vivant dans une nature luxuriante «à embellir toujours plus cette heureuse terre avec leur présence d’Église qui aime ».

    En Papouasie-Nouvelle-Guinée, Camille Dalmas I.MEDIA

    Preuve que le pape François y tenait : c’était le seul voyage interne de son long périple en Asie et en Océanie. Le pape a pris un avion de l’armée australienne depuis la capitale Port Moresby pour rejoindre la petite ville de Vanimo qui borde l’océan Pacifique au nord du pays, dans la région de la Mélanésie.

    Le choix de cette destination vient de la rencontre d’un petit groupe de pèlerins de diocèse venus à Rome en 2019, guidé par le Père Martin Prado, un membre de l’Institut du Verbe Incarné missionnaire. Cette délégation avait été reçue dans la résidence Sainte-Marthe par le pontife, qui avait depuis gardé le lien avec cette communauté.

    Sur la grande esplanade devant la cathédrale Saint-Croix, le pontife a été accueilli par environ 20.000 fidèles qui lui ont réservé un accueil triomphal. La petite ville compte seulement 12.000 habitants, mais des catholiques de toute la région et des régions voisines, notamment celles de Papouasie occidentale (Indonésie) ont fait le déplacement pour voir le pape, marchant pour certains pendant trois jours dans la jungle pour gagner Vanimo.

    L’évêque des lieux, Mgr Francis Meli, a remercié le pape chaleureusement à son arrivée. Il a salué le « symbole de paix » que sa visite représente pour toute la communauté de son diocèse, qui souffre des conflits, des crimes liés à la sorcellerie, des violence de genre et du changement climatique – mais aussi d’une grande pauvreté.

    Le pontife a ensuite écouté un catéchiste qui lui a raconté la difficile mission de porter l’Évangile dans sa région à cause du petit nombre de catéchistes – ils ne sont que quinze dans le diocèse – et des faibles revenus dont il dispose pour faire grandir sa famille. À la fin de son discours, le catéchiste lui a offert une coiffe tribales aux longues plumes jaunes, provoquant la liesse de la foule.

    Prenant la parole, le pontife argentin a encouragé les catholiques, dans une société très marquée par le tribalisme, à «surmonter les divisions – personnelles, familiales ou tribales – ; à chasser la peur, la superstition et la magie du cœur des gens». Il a aussi appelé à «mettre fin aux comportements destructeurs tels que la violence, l’infidélité, l’exploitation, la consommation d’alcool et de drogues».

    Des experts en beauté

    Après avoir rappelé l’héritage des missionnaires, présents dans cette périphérie depuis le XIXe siècle, le chef de l’Église catholique a salué des «experts en beauté». «Vous vivez sur une terre magnifique, […] on reste bouche bée devant les couleurs, les sons, les parfums, le spectacle grandiose d’une nature débordante de vie évoquant l’image de l’Éden !», a-t-il lancé aux habitants de ces terres d’Océanie, appelant au passage au respect de l’environnement.

    Le plus grand trésor de Papouasie-Nouvelle-Guinée, a insisté François dans son discours, n’est pas «la variété de sa flore et de sa faune, […] ses plages enchanteresses et sa mer limpide», mais «les personnes bonnes qu’on y rencontre». «Vous êtes la plus belle image que ceux qui partent d’ici peuvent emporter», a-t-il lancé particulièrement aux enfants, mentionnant leurs sourires contagieux  et leur joie éclatante.

    Le pape François a offert au diocèse une rose d’or – un objet liturgique marial particulièrement précieux – qu’il a remis devant une représentation de la Vierge de Luja, vénérée en Argentine. Puis, au son d’une musique reggae, il a circulé en papamobile au milieu de fidèles émus, nombre d’entre eux se mettant à genoux à son passage.

    Le pape doit ensuite se rendre à quelques kilomètres de Vanimo en voiture pour une visite privée auprès d’une communauté de missionnaires. Puis, il regagnera Port Moresby en avion de l’armée australienne.

    Centre catholique des médias Cath-Info

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