Plus de vingt ans après les abus reprochés à l’abbé Paul Frochaux, Mgr Charles Morerod a invité la victime à une rencontre pour écouter, comprendre mieux les faits et sa douleur.
Selon le Matin dimanche, la victime et son amie,
qui l'avait déjà accompagné en 2001, ont accepté le principe d'une rencontre. En attendant, ils restent en
tractation avec l’évêque pour en déterminé les modalités. Car si l’évêque
semble de bonne foi, il n’est pas question pour autant de se contenter de
quelques mots contrits, relève l'amie.
Un des
points est notamment d'examiner pourquoi le procès-verbal de la rencontre de
2001 avec le vicaire général Rémi Berchier et l'abbé Frochaux est si peu
explicite. Tout en laissant entendre des faits graves, ce document n’indique ni
l’âge ni la qualité des intervenants, et surtout celui de la victime au moment
des abus reprochés à l’abbé Frochaux. Selon la victime, il se contente de
foncer vers sa rapide conclusion: la rencontre sert de règlement final à cette
affaire.
Un
deuxième point est l'absence de 'dossier Frochaux' dans les archives de
l'évêché, raison pour laquelle Mgr Morerod a lancé une enquête interne.
Cette
fois un procès-verbal approuvé par tous les participants sera rédigé. L’évêché
rappelle aussi l’enquête canonique menée par l’avocat genevois Maurice Harari.
Il invite tous ceux qui savent quelque chose de cette affaire à prendre contact
avec lui. (cath.ch/md/mp)