Brésil: Décorations de Noël recyclées dans une paroisse de l’état de Bahia

Préparer la naissance de Jésus en préservant l’environnement

Salvador de Bahia, 23 décembre 2011 (Apic) La paroisse de São Cosme et São Damião, dans l’état de Bahia au nord-est du Brésil, se prépare à célébrer Noël en assurant la promotion du recyclage. Elle enseigne à la population à récupérer des bouteilles de polytéréphtalate d’éthylène (PET) pour fabriquer des décorations de Noël.

L’initiative fait partie des actions du Groupe d’Action Sociale et Humanitaire local, qui oeuvre au sein de la paroisse.

«Nous devons nous préparer pour la naissance de Jésus à Noël, mais nous devons également prendre soin de l’environnement, comme le suggère la Campagne de Fraternité de cette année», explique le Père José Filipe, prêtre de cette paroisse du diocèse de Juazeiro et coordinateur de l’initiative. «Car apprendre à fabriquer des décorations de Noël en matière recyclable, permet non seulement de protéger l’environnement, mais constitue aussi une économie substantielle pour des familles modestes.» Dont certaines ont même décidé de profiter de cette technique pour arrondir leurs fins de mois.

C’est le cas de Paulo qui tire l’essentiel de ses revenus de la récupération de déchets dans les rues de Juazeiro. «J’ai appris à fabriquer des sapins et des décorations avec l’équipe de la paroisse en octobre, explique ce quadragénaire, père de six enfants. Depuis, chaque soir, en rentrant de ma tournée de récupération des déchets, nous fabriquons, avec ma femme, des décorations de Noël avec une partie des bouteilles en plastique que je récupère dans la journée.» De quoi donner une valeur ajoutée à des déchets qui, une fois transformés, constituent donc un complément de revenus.

Dix bouteilles pour fabriquer un sapin

Pour fabriquer un sapin, il faut environ 10 bouteilles, indique Geraldo Lopes, un des animateurs de l’atelier de fabrication de décorations de Noël. Suivant la dextérité et la rapidité d’exécution, un arbre d’un mètre environ, qui nécessite une dizaine de bouteille en plastique, est réalisé en trois heures. Il peut ensuite être vendu entre 10 et 20 reais (entre 5 et 10 francs suisses) et une guirlande 2 reais (environ 1 fr)». Un bénéfice non négligeable pour une matière première dont le prix au kilo atteint difficilement les 0,70 real (0,35 fr). Mais l’essentiel est ailleurs.

«Cette initiative permet de réaliser plusieurs objectifs, résume le Père José Filipe. Au-delà de la valorisation du travail de centaines d’hommes et de femmes qui récupèrent les déchets dans les rues, il favorise également la réflexion des fidèles sur la nécessité de prendre soin de la planète.» Y compris les enfants, puisque les écoliers sont invités à venir visiter la salle d’exposition des produits où un guide prêche la bonne parole écologique. Une exposition que Paulo n’a pas encore eu l’occasion de découvrir. «J’ai beaucoup de travail, sourit-il. Et puis j’ai promis à mes enfants de leur fabriquer un sapin de 2 mètres de hauteur!» (apic/jcg/bb)

23 décembre 2011 | 11:21
par webmaster@kath.ch
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