Zimbabwe: La police met fin à un rassemblement de pasteurs anglicans
Les croyants toujours persécutés par le gouvernement Mugabe
Marondera, 4 janvier 2012 (Apic) La police zimbabwéenne a dispersé, le 3 janvier 2012, un rassemblement annuel de 80 pasteurs anglicans près de Marondera, à 75 km de la capitale Harare. Les forces de l’ordre ont invoqué une loi sécuritaire qui interdit les réunions publiques sans autorisation officielle, a indiqué une porte-parole de l’Eglise anglicane.
«C’est de la persécution volontaire de la part de certains officiers de police. Nous appelons les autorités à intervenir en faveur de la liberté de religion», a déclaré Precious Shumba, porte-parole de l’archevêque anglican de Harare, le Père Chad Gandiya.
Au Zimbabwe, l’Eglise anglicane est divisée depuis que l’évêque d’Harare Nolbert Kunonga, proche du président catholique Robert Mugabe, a été excommunié en 2007, prétendument suite à une querelle avec l’archevêque de Cantorbéry, Rowan Williams, au sujet de l’homosexualité. Une lutte de pouvoir oppose désormais Nolbert Kunonga à son successeur Mgr Chad Gandiya. Des croyants ont été arrêtés, battus et expulsés des églises par la police, loyale au dictateur zimbabwéen.
Cupidité et anarchie
L’incident de la Peterhouse High School à Marondera s’inscrit dans cette lignée. Les 80 pasteurs anglicans ont dû interrompre leur réunion après avoir été chassés de l’école par la force. «La police a prétendu que les prêtres n’avaient pas demandé d’autorisation afin de pouvoir se réunir pour prier comme l’impose la loi sur l’ordre public et la sécurité», a déploré la porte-parole.
En octobre dernier, Rowan Williams, chef spirituel de 77 millions d’anglicans, s’était rendu au Zimbabwe pour montrer sa solidarité avec les fidèles. Il avait dénoncé «la cupidité et l’anarchie» qui règnent dans le pays et avait rencontré Robert Mugabe. A cette occasion, il lui avait remis un dossier dénonçant les attaques contre les anglicans. (apic/afp/theguardian/nd)




