Argentine: L'écrivain Jorge Milia regrette d'avoir publié les confidences du pape François

Buenos Aires, 18 juillet 2013 (Apic) L’écrivain argentin Jorge Milia, ancien élève de Jorge Mario Bergoglio, a regretté que ses confidences au sujet d’un appel téléphonique avec le pape aient pu «causer des problèmes» au pontife.

«Ai-je abusé de sa confiance ?», s’interroge Jorge Millia, le 17 juillet 2013 ,sur le site spécialisé Terre d’America où il avait fait paraître quelque jours auparavant les confidences de Jorge Mario Bergoglio. L’écrivain se ressaisit cependant assez vite : «Je ne sais pas», dit-il avant de se demander «quels problèmes peut provoquer le fait de parler en bien d’une personne» (en l’occurrence le pape émérite Benoît XVI ndlr).

S’il est un péché que Jorge Milia confesse, c’est plutôt celui de la vanité. «Peut-être ai-je été trahi par la joie de pouvoir raconter de belles choses» Et d’insister : «Je me pose la question et j’éprouve aussi une certaine affliction», conclut-il.

Contre les ‘patrons de la curie’

Plus que les propos très admiratifs du pape François envers son prédécesseur, ce sont les termes beaucoup moins élogieux contre les ‘patrons la curie’ qui ont retenu l’attention à Rome. «C’est moi qui décide qui je dois voir et pas mes secrétaires», aurait ainsi déclaré le pape François.

Depuis son élection, le pape François est coutumier des petites phrases lâchées en confidence lors de conversations ou d’entretiens ‘privés’. On peut y voir bien sûr un effet de sa simplicité et de son caractère très direct. Au delà d’une certaine naïveté, on peut aussi y voir une façon d’avancer ses opinions et ses arguments peut-être de manière aussi efficace que par de belles et grandes déclarations. La preuve ? Les médias en raffolent. (apic/imedia/cp/mp)

18 juillet 2013 | 10:42
par webmaster@kath.ch
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