Rome: Une délégation du gouvernement syrien reçue au Vatican
Un message du président Bachar Al-Assad pour le pape François
Rome, 28 décembre 2013 (Apic) Une délégation du gouvernement syrien a été reçue dans la matinée du 28 décembre 2013 par les plus hauts responsables de la diplomatie du Saint-Siège, a indiqué un peu plus tard le ›porte-parole’ du Vatican. Les ministres reçus au Vatican étaient porteurs d’un message pour le pape François du président Bachar Al-Assad. C’est la première fois qu’une telle rencontre avait lieu depuis le début du conflit en mars 2011.
«Ce matin, a assuré le père Federico Lombardi dans une déclaration transmise à la presse, le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, Mgr Pietro Parolin, et le secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti, ont reçu une délégation du gouvernement syrien». Cette délégation était composée du ministre d’Etat Joseph Sweid et d’Hussam Eddin Aala, vice-ministre, directeur pour l’Europe au ministère syrien des Affaires étrangères, ancien ambassadeur auprès du Saint-Siège.
Cette délégation, a précisé le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, «a apporté un message du président Assad pour le pape François et a exposé la position du gouvernement syrien».
Conflit meurtrier
La Syrie, embourbée dans un conflit interne meurtrier depuis bientôt 3 ans, est au cœur des préoccupations de la diplomatie vaticane. En témoigne la place réservée à ce conflit par le pape François dans son message de Noël. Depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, le 25 décembre, il avait invité à «prier le Seigneur pour qu’il épargne au bien-aimé peuple syrien de nouvelles souffrances et que les parties en conflit mettent fin à toute violence et garantissent l’accès à l’aide humanitaire». Depuis le début, le Saint-Siège exhorte les parties en conflit à une solution de paix négociée.
«Nous avons vu combien la prière est puissante», affirmait encore le pape à Noël, dans une allusion évidente à la journée de prière et de jeûne décrétée le 7 septembre dernier. Au moment où le pape François lançait cette initiative, les Etats-Unis et la France abandonnaient l’idée d’une intervention militaire dans le pays. (apic/imedia/ami/cw)




