Rome : Le pape invite les chrétiens du Moyen-Orient à apprendre de l’Eglise japonaise, qui conserva la foi malgré les persécutions

Rome, 15 janvier 2014 (Apic) Lors de l’audience générale du 15 janvier 2014, le pape François a invité les fidèles du Moyen-Orient à apprendre de l’histoire des persécutions des chrétiens japonais au 17e siècle, qui conservèrent la foi grâce à la transmission du baptême. Les évêques et le pape ne savent pas tout, a également affirmé le pape François devant les milliers de fidèles réunis sur la place Saint-Pierre, au Vatican. Eux aussi doivent être des disciples pour devenir de véritables missionnaires.

Pour illustrer la force du baptême, le pape François a raconté l’histoire de l’Eglise au Japon. Au 17e siècle, dans ce pays, a-t-il expliqué, par une décision d’Etat, aucun prêtre n’est resté, tous ont été expulsés et, par conséquent, la communauté s’est retirée dans la clandestinité. «Quand un enfant naissait, le papa et la maman le baptisait», a-t-il poursuivi, «car nous pouvons tous baptiser». «250 ans après, quand les missionnaires revinrent au Japon, des milliers de croyants» sortirent de l’ombre, a encore raconté le pontife, «ils avaient survécu par la grâce de leur baptême, même dans le secret, ils avaient maintenu un fort esprit communautaire».

«Nous pouvons beaucoup apprendre de cette histoire», a souligné le pape, s’adressant ensuite spécialement aux chrétiens arabes, mentionnant la Terre Sainte et la Jordanie. «Les difficultés et les persécutions, a-t-il assuré, lorsqu’elles sont vécues dans l’abandon, dans la confiance et dans l’espérance, purifient la foi et la fortifient».

Dans la deuxième catéchèse de son cycle sur les sacrements consacrée au baptême, le pape François a souligné que celui-ci introduisait chaque chrétien au sein du peuple de Dieu, dans l’Eglise. Ce peuple, a-t-il précisé, est à la fois disciple et missionnaire. C’est le baptême qui «nous fait recevoir la grâce de la foi et transmettre la grâce de la foi».

Ainsi, pour le pontife, les évêques, et même le pape, ne savent pas tout. «Même les évêques et le pape doivent être des disciples car sinon, ils ne peuvent être missionnaires», a-t-il souligné. A d’autres reprises, il avait rappelé que le pape aussi était un pécheur et avait besoin de se confesser. (apic/imedia/mm/mp)

15 janvier 2014 | 13:36
par webmaster@kath.ch
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