Italie : Accusé de blanchiment d’argent, un prélat du Vatican est inculpé pour la 2e fois

Fausses donations pour les pauvres

Rome, 21 janvier 2014 (Apic) Mgr Nunzio Scarano, ancien employé de l’Administration du patrimoine du Siège apostolique (APSA) soupçonné de corruption, a fait l’objet le 21 janvier 2014 d’un nouveau mandat d’arrêt judiciaire dans le cadre d’une 2e affaire de blanchiment d’argent. Selon le Bureau de presse du Saint-Siège, le Vatican collaborera pleinement avec la justice italienne, «comme cela a été le cas» lors de l’enquête précédente.

Mgr Scarano a été arrêté, en même temps qu’un prêtre de sa ville, à Salerne, près de Naples, alors qu’il était assigné à résidence dans le cadre d’une autre affaire.

Cette fois, Mgr Scarano est soupçonné d’avoir blanchi de l’argent pour des particuliers par un système de fausses donations à l’intention des pauvres, transitant notamment par des comptes bancaires ouverts à l’Institut pour les œuvres de religion (IOR). Des biens immobiliers et des avoirs financiers pour une valeur de plusieurs millions d’euros ont été mis sous séquestre. Selon la presse italienne, le prélat aurait fait un malaise en recevant la nouvelle de sa mise en état d’arrestation.

Cette nouvelle enquête sur Mgr Scarano est «le résultat de la transparence et de la collaboration entre les autorités italiennes et vaticanes», a affirmé aux journalistes le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, peu après l’arrestation du prélat, qui se trouvait déjà en résidence surveillée dans un établissement médicalisé. «Toutes les informations de Mgr Scarano à l’IOR ont été transmises aux autorités italiennes en réponse aux requêtes de commissions rogatoires», a-t-il ajouté, confirmant qu’une nouvelle demande de commission rogatoire avait été transmise au Vatican et devait encore être traitée.

Objet d’un premier mandat d’arrêt en juin 2013, le prélat était accusé d’avoir utilisé des comptes bancaires de l’IOR afin de procéder à des virements pour le compte de ses connaissances et tenter de faire rapatrier de Suisse 20 millions d’euros issus d’une fraude fiscale et appartenant à une famille d’armateurs napolitains. Son procès s’était ouvert au mois de décembre suivant. (apic/imedia/mm/mp)

21 janvier 2014 | 11:47
par webmaster@kath.ch
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