Genève: L'Etat inspectera les écoles soupçonnées d'enseigner le créationnisme
Les thèses créationnistes n’ont rien à faire dans le programme d’études
Genève, 30 janvier 2014 (Apic) Le Département de l’instruction public (DIP) du canton de Genève va lancer une inspection dans deux écoles évangéliques suspectées d’enseigner le créationnisme. Des responsables scolaires du canton rappellent que les thèses réfutant la théorie de l’évolution n’ont pas de fondement scientifique et n’ont donc rien à faire dans le programme d’études.
Le 24 janvier dernier, un article de l’agence de presse protestante «Protestinfo» assurait que sept écoles privées évangéliques de Suisse romande, dont deux à Genève, prêchaient ces thèses réfutant la théorie de l’évolution. Dans les deux écoles évangéliques situées au Grand-Saconnex et à Cologny, on enseigne aux élèves que la théorie de l’évolution n’est pas la vérité et que les espèces ont été créées par Dieu de façon immédiate, rapporte le 30 janvier 2014 le quotidien «La Tribune de Genève».
Cette allégation a fait réagir le DIP, qui a annoncé que les deux établissements feraient l’objet d’une inspection. «Nous enseignons la théorie de l’évolution, une théorie validée par la communauté scientifique», rapporte Soledad Valera-Kummer, coprésidente du groupe des enseignants de biologie du Cycle, dans le quotidien genevois. La responsable rappelle que le créationnisme n’a pas de fondement scientifique mais relève du domaine des croyances, «il n’a donc rien à faire dans un cours de sciences!»
Les responsables rejettent l’étiquette de créationnistes
Les établissements incriminés assurent pourtant respecter le plan d’études romand et ne pas redouter les investigations des pouvoirs publics.
Dans le quotidien romand «Le Courrier», Laurent Joly, président de l’association qui gère l’école chrétienne Timothée, au Grand-Saconnex, récuse l’étiquette de créationniste. «Si les enseignants sont chrétiens et croient en un Dieu créateur, cela ne fait pas d’eux des créationnistes», affirme-t-il. L’aumônier assure que son école ne transmet pas une lecture littérale de la Bible, mais que les enseignants sont libres de leur présentation. «L’évolution peut être enseignée, mais le professeur peut aussi partager sa conviction personnelle, dans un sens d’ouverture». Laurent Joly relève que cela ne concerne qu’une toute petite partie de l’enseignement. (apic/tdg/courr/rz)




