Chine : L’élection de l’évêque de Chengdu pourrait tester les relations entre le Saint-Siège et Pékin
Le premier évêque chinois depuis l’élection du pape François
Chengdu, 12 mai 2014 (Apic) Une assemblée de prêtres, de religieuses et de laïcs a élu le 8 mai 2014 le Père Joseph Tang Yuange comme nouvel évêque du diocèse de Chengdu, dans la province du Sichuan au centre-ouest de la Chine. Cette élection pourrait être un test important de l’évolution des relations entre le gouvernement chinois et le Saint-Siège depuis l’accession au pontificat du pape François, estime l’agence de presse Ucanews Le gouvernement chinois et Rome doivent en effet décider d’approuver ou non le Père Joseph Tang Yuange.
Cette première élection d’un évêque chinois depuis l’arrivée du pape François constitue un test décisif des relations entre Pékin et le Vatican. L’assemblée électorale réunie dans un hôtel de Chengdu comprenait des prêtres, des religieuses et des laïcs. Elle s’est tenue en présence des évêques Luo Xuegang de Yibin et Joseph Chen Gong’ao de Nanchong, les deux seuls prélats approuvés par le Vatican dans la province. Les représentants du gouvernement étaient également présents. Le Père Joseph Tang Yuange a gagné contre deux autres prêtres en deux tours de scrutin.
Siège vacant depuis 1998
Si l’approbation de cette élection par la conférence des évêques chinois (non reconnue par Rome) et par le gouvernement ne devrait pas poser de problème, il reste à savoir à savoir si le Vatican donnera son aval à l’ordination épiscopale du Père Tang Yuangbe et à sa nomination comme évêque de Chengdu. Le candidat, né en 1963, est devenu prêtre en 1991. Il est vice-secrétaire général de la commission provinciale des affaires ecclésiales et président de l’Association patriotique des catholiques chinois, dépendant de l’Etat. Le siège de Chengdu est vacant depuis la mort de son précédent évêque en 1998. En 2011, le candidat pressenti pour lui succéder était décédé d’un cancer.
Cette élection a valeur de test pour les relations entre Pékin et le Saint-Siège. En 2011 et 2012 trois ordinations épiscopales faites sans l’aval de Rome avaient tendu ces relations et bloqué les pourparlers en cours. L’assignation à résidence imposée à l’évêque auxiliaire de Shanghai, Mgr Ma Daqin ont également été critiquées à Rome.
Les observateurs de l’Eglise notent toutefois que le pape François a félicité le président chinois, Xi Jinping, élu quelques jours après lui et que ce dernier lui a répondu. Ce qui pourrait augurer d’une nouvelle ère de relations. (apic/ucan/mp)




