Libye: L’escalade de la violence inquiète les responsables catholiques

Les fidèles apeurés fréquentent de moins en moins les églises

Tripoli, 25 mai 2014 (Apic) Des responsables de l’Eglise catholique en Libye ont exprimé leur vive préoccupation pour la sécurité de leurs fidèles. En raison de l’escalade de la violence, ils vivent dans la peur et fréquentent toujours moins les églises.

Les responsables catholiques craignent de voir la tension actuelle entre les milices et les fidèles du général rebelle islamiste Khalifa Hifter dégénérer en un grave conflit armé.

Des prêtres catholiques à Tripoli et à Benghazi ont déclaré au Service d’information catholique pour l’Afrique (CISA) qu’ils ont été priés de ne pas quitter leur résidence, par mesure de sécurité. Or, a souligné le Père franciscain Allan Arcebuche, vicaire général du Vicariat apostolique de Tripoli, l’Eglise catholique ne souhaite pas «une présence de sécurité visible à ses messes», qui pourrait provoquer des groupes armés. «Nous devons cependant faire preuve de prudence lors de nos services et dans nos déplacements, a-t-il affirmé.

Climat de forte insécurité à Benghazi

A Benghazi, la fréquentation des églises a chuté du fait la situation d’insécurité dans cette ville orientale, où la police a averti qu’elle n’était plus en mesure de protéger les activités chrétiennes. «Tout le monde vit dans la peur et l’anxiété, après de récents incidents», a relevé le Père José Varkey du Vicariat général de Benghazi.

Pays à majorité musulmane, la Libye comptait au moins 40’000 catholiques avant le renversement du régime du colonel Mouammar Kadhafi en automne 2011. Depuis, leur nombre a chuté. A Benghazi, il est passé de 2’000 à 300 fidèles, a indiqué Mgr Sylvester Magro, vicaire apostolique de Benghazi.

L’Eglise orthodoxe grecque de Libye a déjà arrêté ses activités, et 300’000 chrétiens coptes d’Egypte aussi ont aussi fui le pays, après l’assassinat de sept des leurs, près de Benghazi, le 23 février dernier, a souligné le Père Arcebuche. (apic/cisa/ibc/bb)

25 mai 2014 | 17:13
par webmaster@kath.ch
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