«L'Eglise de Corée est moins cléricale que celle du Vietnam»
Vietnam/Corée du Sud: Le président de la conférence épiscopale vietnamienne revient sur le voyage du pape
Hanoï, 26 août 2014 (Apic) «Ce qui m’a le plus frappé, c’est la joie du pape François!» De retour dans son pays, Le président de la Conférence épiscopale vietnamienne, l’archevêque Mgr Paul Bui Van Doc a accordé le 24 août 2014 une longue interview à la radio vietnamienne Free Asia. Visiblement enthousiaste d’avoir rencontré le Saint-Père, il confie sa vision de l’Eglise en Corée du Sud, mais également ce qui la distingue de celle du Vietnam.
«Avant tout, l’Église de Corée du Sud est une Église extrêmement vivante, très dynamique. Elle s’est fortement engagée dans l’annonce de la Bonne Nouvelle», a-t-il affirmé dans cette interview traduite par «Eglise d’Asie» l’agence d’information des Missions étrangères de Paris.
Un laïcat dynamique
«J’ai perçu clairement une seconde caractéristique de cette Église, poursuit-il. A mon avis, elle dépasse peut-être en ce domaine l’Église du Vietnam. J’ai eu le sentiment que le laïcat coréen était plus dynamique que le laïcat vietnamien. Sans doute parce qu’à l’origine, l’Eglise de Corée et l’édification de la première communauté chrétienne ont été l’œuvre des laïcs. Ainsi, le rôle du laïcat est très important au sein de cette Église. Il existe beaucoup de jeunes laïcs, très enthousiastes, lesquels sont volontaires pour l’organisation des cérémonies durant ce type de manifestations».
Une situation qui diffère au Vietnam où l’Eglise conserve «des formes de cléricalisme. Dans les endroits où elles existent, il faut encourager les prêtres à faire les plus grands efforts pour abandonner un tel état d’esprit. Il faut les inviter à appeler la collaboration de tous et plus particulièrement de la jeunesse».
Visite du pape au Vietnam?
Quant à savoir si son pays pouvait un jour recevoir le pape: «il faudrait pour cela que le gouvernement fournisse les conditions nécessaires». Le cas échéant, le véritable problème ne serait pas les exigences de François, «très accommandant et pas difficile», mais plutôt de trouver un lieu suffisamment vaste pour des millions de fidèles. «Si la visite se fait, nous trouverons une solution. Ne nous inquiétons pas sans raison», conclut l’archevêque. (apic/eda/pp)




