Suisse: La Confédération enquête sur 4 Suisses combattant en Irak et en Syrie
Le procureur général s’inquiète du phénomène du djihad
Berne, 7 septembre 2014 (Apic) Le procureur général de la Confédération Michael Lauber a exprimé dans la presse dominicale du 7 septembre sa préoccupation face aux djihadistes suisses combattant en Irak et en Syrie aux côtés d’organisations comme l’Etat islamique (EI). Quatre parmi eux, dont un Vaudois de 24 ans, font actuellement l’objet d’une enquête.
En Suisse, le phénomène des djihadistes touche une quarantaine de musulmans partis de Suisse, ou qui en ont eu l’intention, selon des données récoltées jusqu’en mai 2014 par le Service de renseignement de la Confédération.
Selon le service d’information de la Confédération, ces quelque 40 djihadistes suisses se trouvent ou sont en route vers la Somalie, l’Afghanistan, le Yémen, l’Irak ou la Syrie. Depuis mai 2014, la Confédération aurait repéré 15 combattants suisses en activité en Syrie, rapporte le 7 septembre le journal «Schweiz am Sonntag». Sur des réseaux sociaux, certains se présentent sous des dénominations comme «al-Suissery» ou «as-Swissry». Ils arborent un drapeau noir de l’Etat islamique et affichent des paroles de haine.
Parmi ces djihadistes figure un jeune Vaudois de 24 ans, membre du groupe terroriste «Front Al-Nosra», actif dans l’érection d’un califat au Moyen-Orient, rapporte la «Schweiz am Sonntag». Ce djihadiste est originaire d’Afrique du Nord et a vécu dans un petit village vaudois et dans environnement chrétien avec sa famille.
La Confédération se dit inquiète et vigilante
Le procureur général de la Confédération Michael Lauber a confirmé dans «Le Matin Dimanche» qu’une enquête était lancée contre quatre personnes soupçonnées de «soutien à une organisation criminelle et de financement d’un groupe terroriste». La question des djihadistes suisses l’inquiète, dit-il. Le Ministère public de la Confédération est «très vigilant», tout comme les autorités chargées des migrations, le service de renseignement et la police.
Le procureur général affirme qu’il ne pourrait empêcher quelqu’un de partir que s’il peut être prouvé que cette personne «soutient une organisation terroriste, financièrement ou d’une autre façon». Et même dans ce cas, «elle ne reste pas longtemps en prison», a-t-il souligné. (apic/ag/ami/bb)




