Brésil: nouveau livre de Leonardo Boff (280194)
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Loué par les uns, critiqué par d’autres
Rio de Janeiro, 25janvier(APIC) Le théologien brésilien Leonardo Boff,
professeur à l’Université fédérale de Rio de Janeiro, vient de publier un
nouveau livre, intitulé: «Ecologie, Mondialisation et Spiritualité». Il sème déjà la controverse au Brésil parmi les premiers lecteurs. Conservateurs
et progressistes, – mais pas uniquement au sein de l’Eglise catholique dénigrent ou félicitent l’ancien franciscain.
Publié aux éditions «Atica», une des plus connues du Brésil, le nouveau
livre de Leonardo Boff fait déjà des vagues. En réaffirmant l’importance du
projet socialiste, qui «a déjà fait la révolution de la faim mais non celle
de la liberté», ce nouveau livre reçoit les critiques acerbes des secteurs
les plus conservateurs de la société. Par contre les intellectuels et les
chrétiens engagés dans les mouvements populaires ont accueilli avec enthousiame la nouvelle publication. Pour eux, le théologien de la libération
continue d’être un homme qui les aide à maintenir la flamme dans leur combat pour la démocratie dans leur pays.
Dans un passage de son nouveau livre, Leonardo Boff essaye de montrer,
en peu de mots, la différence essentielle entre capitalisme et socialisme:
«Le capitalisme a créé une culture du «je» sans le «nous», tandis que le
socialisme insiste sur une culture du «nous» sans le «je». Nous avons besoin maintenant de faire la synthèse qui permette le respect et la convialité du «nous» et du «je». Ni individualisme, ni collectivisme, mais une
démocratie sociale et participative».
Le théologien brésilien continue de mettre son espoir dans ce qu’on désigne parfois aujourd’hui par «révolutions moléculaires». Les molécules,
les plus petites parties de la matière vivante, garantissent leur vie par
leur relation et l’articulation qu’elles ont avec les autres molécules. Les
révolutions, elles aussi, doivent surgir dans les groupes et les communautés intéressées à transformer le monde.
Critique du néo-libéralisme
L’auteur fait une critique fondamentale au néo-libéralisme: ce dernier,
valorisant la modernité à tout prix et la compétition individuelle, cache
de fait une logique d’exclusion pour les plus faibles de la société.
Plusieurs chapitres du livre donnent une importance particulière à
l’écologie. Une question, pour Leonardo Boff, qui touche l’être humain
d’aujourd’hui et de demain. Il faut réagir pour prévenir des destructions
catastrophiques de l’environnement. Le théologien propose aussi une spiritualité qui donne un sens à la lutte pour la démocratie. Une spiritualité
marquée par de nouvelles relations entre les hommes et les femmes du monde
entier en communion entre eux et avec Dieu désigné de «Père et Mère».
(apic/em/ba)




