la création d’un office fédéral des questions religieuses

Problèmes religieux en Suisse: motion Zisyadis pour demander (250194)

Lausanne, 25janvier(APIC) Le conseiller national Josef Zisyadis (POPVaud) souhaite la création d’un office fédéral des questions religieuses.

Au cours de la dernière session parlementaire, le député popiste a déposé

une motion dans ce sens. Dans l’esprit du motionnaire, le futur office serait surtout un observatoire des phénomènes religieux. Il s’en est expliqué

au Service de presse protestant romand.

L’affaire Haas, les questions soulevées par la nomination d’un ambassadeur auprès du Vatican, les relations Eglises-Etat dans certains cantons

sont autant de problèmes qui justifient la création d’un office fédéral des

questions religieuses, estime le conseiller national Josef Zisyadis. «Il ne

s’agit pas de faire du ’flicagé», insiste-t-il. La structure préconisée

prendrait la forme d’une «cellule prospective», à l’instar de ce qui se

pratique dans d’autres pays ou encore au siège de la Commission européenne

à Bruxelles.

Par son intervention, le député popiste vaudois entend lancer le débat

sur la nouvelle donne religieuse. L’impact de l’islam, en raison de la

forte proportion de travailleurs musulmans présents en Suisse, ne peut être

négligé, relève-t-il. «A terme, on assistera à une transformation culturelle et religieuse du pays», note le conseiller national. Il s’agit de la

prévoir, en améliorant l’information et en favorisant le dialogue, rôle que

devrait aussi jouer le futur office à côté de celui d’observatoire sociologique.

A titre préventif, l’office aurait pour tâche de veiller à l’application

de la Constitution fédérale en matière de liberté religieuse. Il aurait

également pour fonction de «protéger les citoyens et l’Etat contre les empiétements des autorités religieuses». Par «empiétements», le conseiller

national pense notamment à l’obligation faite par certains cantons de l’impôt ecclésiastique et des mesures contraignantes pour en être dispensé.

Théologien de formation, Josef Zisyadis estime par ailleurs que les relations Eglises-Etat, étroites dans certains cantons, pourraient à l’avenir

être remises en question, non pour des motifs théologiques, mais par souci

d’économie. En la matière, un office fédéral pourrait être un interlocuteur. (apic/spp/pr)

25 janvier 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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