de prière pour la paix dans les Balkans
Rome: Célébration de la Journée mondiale (230194)
Nouveau développement du Vatican dans la «doctrine de la juste défense»?
Paix aux Balkans et réconciliation des chrétiens, demande le pape
Rome, 23janvier(APIC) Il ne faut rien laisser de côté «de ce qui est humainement possible pour désarmer l’agresseur», a déclaré le pape Jean Paul
II au cours de la célébration, dimanche à Saint-Pierre, de la Journée mondiale Rome: Célébration de la Journée mondiale (230194). Pour la première fois, notent les observateurs, «ce faire tout son possible» n’est pas assorti de
conditions telle la priorité à donner aux efforts humanitaires.
Après la chute du mur de Berlin en 1989, «de nouveaux murs ont été érigés, pas tant pour séparer les systèmes que les nations, en particulier en
Ex-Yougoslavie», a constaté Jean Paul II. Qui a vivement déploré que le
conflit porte atteinte à la convivialité des religions.
«Même s’il n’y a pas de guerre de religion en Bosnie ou en Irlande du
Nord, l’accrochage, essentiellement politique, entre groupes et nations,
peut facilement être compris comme une bataille entre des croyances religieuses différentes», a-t-il dit.
Durant l’Angélus, le pape est revenu sur le conflit en ex-Yougoslavie,
pour dire qu’»il incombe aux instances compétentes d’avoir la responsabilité de ne rien laisser de côté de ce qui est humainement possible pour désarmer l’agresseur et créer les conditions d’une paix juste et durable».
Pour l’essentiel, il s’agit d’une idée qu’il a maintes fois répétées ces
derniers jours, et notamment lors de l’audience du 12 janvier dernier. Reste que pour la première fois dans des déclarations du Saint-Siège, ce
«faire tout son possible» n’est pas assorti de conditions telle la priorité
à donner aux efforts humanitaires. C’est peut-être un nouveau développement
dans la «doctrine de la juste défense», commentent les observateurs à Rome.
Peu après l’Angélus, le pape a renouvelé l’appel pour qu’on n’empêche
pas l’aide humanitaire de parvenir sur place, en particulier «à Sarajevo,
dans l’enclave de Tuzla et dans la région de Mostar».
Clôture de la Semaine de prière pour l’unité: fausse note protestante
La messe célébrée dimanche à Saint-Pierre mettait en outre un terme à la
célébration oecuménique à Saint-Paul-hors-les-Murs, qui clôturait à Rome
la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
Jean Paul II a remercié les représentants des communautés chrétiennes
présentes à l’exception des protestants italiens qui, en guise de protestations pour «les lenteurs de la démarche oecuméniques», ont décidé ne pas
assister officiellement à une célébration à laquelle «ils ne peuvent pas
participer pleinement».
Le pape s’est aussi déclaré satisfait de pouvoir rencontrer prochainement les patriarches orthodoxes du Liban – lors de la visite qu’il effectuera dans ce pays – et de la visite à Rome, prévue en 1995, du patriarche
de Constantinople.
Parmi les événements oecuméniques de l’année écoulée, Jean Paul II a
évoqué «l’esprit de charité des évêques catholiques et anglicans sur des
questions délicates», en faisant là une allusion à la vague de passage au
catholicisme provoquée par la décision de l’Eglise anglicane d’Angleterre
d’ordonner des femmes à la prêtrise.
Enfin, le pape s’est dit content des «conclusions importantes obtenues
par le dialogue entre catholiques et luthériens sur la doctrine de la justification par la foi». Un document sur la question paraîtra du reste avant
Pâque. (apic/sv/pr)




