Messe du Nouvel An à St-Pierre en présence du corps diplomatique (020194)

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Le pape souligne l’engagement de l’Eglise pour la paix et la justice

Rome, 2janvier(APIC) Le pape Jean Paul II a une nouvelle fois souligné,

lors de la messe solennelle du Nouvel An, l’engagement de l’Eglise pour la

cause de la paix et de la justice dans le monde. Il a également remercié

les diplomates présents à la basilique St-Pierre et les représentants de la

curie pour leur travail au service de la paix.

Dans ce contexte, le pape a évoqué le travail des Conseils pontificaux

pour la Justice et la Paix et «Cor Unum», en remerciant explicitement le

responsable de ces importants organismes du Saint-Siège, le cardinal français Roger Etchegaray. Ses visites et celles de ses collaborateurs «aux

Eglises et nations permettent au pape d’exercer son ministère de façon efficace».

Dans son homélie, Jean Paul II a salué la Vierge Marie, «Mère de tous

les hommes et de tous les peuples». Il a souligné que tous les peuples accourent près d’elle, venant de tous les coins de la terre. C’est à elle que

s’adressent de façon particulière tous ceux qui sont éprouvés et tourmentés, les peuples du tiers monde, notamment de l’Afrique, du Proche-Orient,

et ceux des Balkans.

Samedi, lors de la prière de l’angélus, le Souverain pontife a porté un

regard quelque peu désabusé sur l’année qui commence. Une année qui «nous

présente un horizon qui, malgré des lueurs, apparaît par endroit menaçant

et obscur». Le pape a déploré que la paix continue d’être bafouée par des

conflits fratricides qui n’ont pas l’air de se calmer. Jean Paul II a relevé que la paix continue d’être blessée par la persistance de la «différence

inique» entre le Nord et le Sud de la planète et par «le cauchemar d’une

crise économique d’envergure qui pèse sur les classes sociales les moins

protégées».

Le pape a encore vu une menace contre la paix dans la renaissance répandue de nationalismes et de localismes qui opposent les peuples, «alors que

les diversités ethniques et culturelles légitimes devraient être intégrées

généreusement avec la richesse commune de la famille humaine universelle,

dans le respect de la dignité de chacun et dans l’engagement d’une solidarité mondiale renouvelée». (apic/sv/be)

2 janvier 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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