besoins missionnaires des Eglises dans une nouvelle Europe
Genève: Le Comité des études de la KEK se penche sur les (280294)
Il faut abandonner les anciennes formules
Genève, 28février(APIC) La situation en Russie est globalement catastrophique…. Le message des Eglises doit recevoir un contenu nouveau, doit
devenir un nouveau témoignage spirituel: il faut abandonner les anciennes
formules. C’est ce qu’a demandé l’archiprêtre Vladimir Ivanov de l’Eglise
orthodoxe russe, membre du Comité des études de la Conférence des Eglises
européennes (KEK), lors de la réunion tenue à Genève du 17 au 19 février
dernier.
D’autres membres du Comité ont fait écho à cette demande, face aux différences historiques qui existent entre les Eglises européennes et à leurs
besoins actuels.
Autre problème brûlant discuté par le Comité: celui du prosélytisme:
qu’est-ce qui différencie le prosélytisme de la vraie évangélisation, en
particulier lorsque, comme c’est le cas en Russie, des groupes missionnaires bien financés, venant de l’étranger, envahissent le pays? Un sous-groupe du Comité est chargé, en collaboration avec le Conseil oecuménique des
Eglises (COE) et l’Eglise catholique romaine, d’inviter ces groupes missionnaires pour discuter cette question entre chrétiens.
Dans de nombreux pays, à l’Ouest comme à l’Est, les Eglises majoritaires
et les Eglises minoritaires se font concurrence. Un autre sous-comité mettra sur pied un «laboratoire» dans lequel des représentants d’Eglises pourront chercher des solutions à ce problème.
Le Comité se réunira à nouveau en décembre 1994 pour définir d’autres
priorités, telles que l’éducation religieuse, les implications pour la mission commune des dialogues bilatéraux entre Eglises, le dialogue avec les
autres religions, l’Evangile et la culture, la mission en tant que tâche
commune des paroisses locales.
L’importance de la poursuite de la collaboration avec le CCEE
Durant le rendez-vous de Genève, les participants ont souligné l’importance de poursuivre la collaboration avec le Conseil des Conférences épiscopales européennes (CCEE) de l’Eglise catholique romaine, avec le COE et
avec les Conseils nationaux d’Eglises et les Eglises membres de la KEK.
Le Comité comprend 12 membres, nommés par le Comité central de la KEK en
mai 1993, lors de sa première réunion. L’Assemblée de Prague de 1992 avait
formulé les directives pour ce comité: poursuivre un processus d’étude «sur
la voie d’une mission commune: témoignage et responsabilité des Eglises européennes en tenant compte des défis que représentent actuellement pour la
foi la sécularisation, l’indifférence généralisée, l’athéisme….», ainsi
que les nouveaux mouvements religieux.
Dans le Comité sont représentées les Eglises orthodoxes et protestantes
de l’Europe occidentale et de l’Europe orientale. Mme Jean Mayland, de
l’Eglise d’Angleterre, a été élue présidente, la vice-présidence revenant à
Reinhard Frieling, de la EKD, directeur de l’Institut d’études confessionnelles de Bensheim (Allemagne). Le secrétaire aux études de la KEK est Viorel Ionita.
La Conférence des Eglises européennes est une communauté de quelque 115
Eglises, orthodoxes, anglicanes, protestantes et vieilles-catholiques de
tous les pays d’Europe. Elle a été fondée en 1959. Son siège administratif
est au Centre oecuménique à Genève. (apic/com/pr)




