Le Chapitre cathédral du diocèse de Bâle demande des explications

Soleure: Exclusion du doyen de Lucerne à la succession de Mgr Wüst (240294)

Soleure, 24février(APIC) Le Chapitre cathédral du diocèse de Bâle s’est

réuni le 18 février à Soleure, indique un communiqué publié jeudi. A l’ordre du jour: la rétrospective de l’élection de Mgr Jean-Georges Vogel, qui

a eu lieu le 14 janvier dernier. Les chanoines reviennent notamment sur le

nom biffé du doyen de Lucerne, en affirmant de plus qu’il faisait pourtant

partie des candidats désignés le plus souvent par les prêtres, les agents

pastoraux et les laïcs du diocèse. Pour l’heure, expliquent-ils, la Conférence des Etats diocésains n’a fourni aucune raison sur les motifs qui ont

conduit à cette décision.

Les chanoines expriment cependant «leur joie devant l’accueil favorable

qui a été fait au nouvel évêque et remercient toutes les personnes qui ont

témoigné leur sympathie à Mgr Vogel». Ils adresssent «un merci spécial au

pape Jean Paul II pour sa prompte ratification, ainsi qu’au nonce apostolique, Mgr Karl-Joseph Rauber».

Le Chapitre dit avoir pris connaissance des nombreuses réactions enregistrées à propos du nom biffé par la Conférence des Etats diocésains. Celui

du doyen de Lucerne, Rudolf Schmid. Les chanoines maintiennent que tous les

candidats désignés sur la liste avaient toutes les qualités requises pour

être nommé évêque. Ils ajoutent que c’était notamment le cas en particuliers de Rudolf Schmid qui faisait partie des candidats désignés le plus

souvent par les prêtres, les agents pastoraux et les laïcs du diocèse.

Jusqu’à présent, précise le communiqué, la Conférence des Etats diocésains n’a pas encore expliqué au Chapitre les raisons «convaincantes de sa

décision de biffer un nom». Cela soulève des questions quant «au rôle

qu’ont joué les Etats et cela demande un éclaircissement. Le Chapitre compte bien que la Conférence des Etats diocésains traitera de ces problèmes

tout prochainement. Il se dit prêt à collaborer.

Quant au concordat qui lie le Siège apostolique avec les dix cantons du

diocèse de Bâle, il laisse un délai de trois mois après la démission ou la

mort d’un évêque pour élire son successeur. Les chanoines sont «convaincus

qu’il faut s’en tenir aux termes du concordat». Ils attendent toutefois que

les questions laissées en suspens par les Etats soient bientôt réglées. Ceci «dans l’intérêt des bonnes relations entre l’Eglise et l’Etat».

Le Chapitre cathédral demande en conclusion à tous les diocésains de

prier pour leur nouvel évêque, spécialement le jour de son ordination épiscopale, le 4 avril à Soleure. (apic/sic/pr)

24 février 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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