Suisse: 120 ans de l’Eglise catholique-chrétienne à Genève (160294)
Colloque sur «Catholicisme et Démocratie»
Genève, 16février(APIC) L’Eglise catholique-chrétienne de Genève célèbre
cette année son 120ème anniversaire. A cette occasion elle organise le 12
mars prochain un colloque sur le thème «Catholicisme et Démocratie» qui se
déroulera au Centre paroissial Saint-Germain. Le colloque réunira plusieurs
théologiens catholiques-chrétiens, ainsi que des historiens spécialistes de
cette période.
Parmi les participants au colloque on trouvera Mgr Hans Gerny, évêque
catholique-chrétien de Suisse, le Père Jean-Blaise Fellay, sj., rédacteur
en chef de la revue «Choisir», Olivier Fatio, professeur à la Faculté de
Théologie Protestante à Genève, Victor Conzémius, ancien professeur d’Histoire ecclésiastique à Lucerne, et le doyen de la Faculté de Théologie
catholique-chétienne à Berne, Urs von Arx. Ils aborderont le contexte dans
lequel est née l’Eglise catholique-chrétienne il y a 120 ans, notamment la
question de la démocratie dans l’Eglise et des relations Eglise-Etat, thèmes qui sont encore actuels aujourd’hui. Après chaque intervention, une
large place sera donnée à la discussion.
La création d’une Eglise catholique-chrétienne à Genève s’est inscrite
dans un vaste mouvement de rejet du dogme de l’infaillibilité pontificale,
proclamé lors du concile Vatican I. Le mouvement connu sous le nom de vieux-catholique fut très puissant en Suisse alémanique en particulier. Il
voulait concilier la fidélité à la religion et l’obéissance à l’Etat. En
Suisse, ses disciples se regroupaient au sein de l’Association suisse des
catholiques, fondée à Olten le 1er décembre 1872.
A Genève on les appella différemment: catholiques-chrétiens, vieux-catholiques, catholiques libéraux ou catholiques-nationaux. La section locale, puissamment soutenue par les radicaux dont bon nombre étaient de confession catholique, obtint un succès immédiat dans l’agglomération urbaine.
Son premier manifeste en 1873 prend nettement position en faveur du gouvernement dans la querelle avec Mgr Mermillod et le Vatican. «Nous voulons
rester catholiques, mais nous repoussons énergiquement la doctrine ultramontaine. Nous voulons rester catholiques, mais nous voulons aussi demeurer
citoyens libres de notre République», disait le manifeste. (apic/com/fs)




