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Chine: Un évêque «officiel» consacre une église «clandestine» (020294)
Illégaux tolérés par les autorités dans la province du Fujian
Paris, 2février(APIC) Dans la province côtière chinoise du Fujian, un
évêque de l’Eglise catholique «officielle» de Chine, reconnue par les autorités de Pékin, a pu consacrer une église construite par des catholiques
«clandestins» – considérés par le gouvernement comme des illégaux -, a annoncé mercredi «Eglises d’Asie» (EDA), l’agence d’information des Missions
Etrangères de Paris. Dans une autre région de Chine, la province du Hebei,
près de Pékin, deux évêques de l’Eglise «clandestine» ont été arrêtés ces
dernières semaines, ainsi que trois de leurs prêtres.
L’Eglise catholique «officielle» de Fuzhou, capitale du Fujian, a ainsi
aidé des chrétiens «clandestins» de la ville de Heshang a réaliser leur
projet de nouvelle église. La communauté de Heshang, l’une de celles qui
ont toujours refusé de se joindre à l’Eglise reconnue par le gouvernement
de la province, compte plus de cinq cents laïcs, cinq prêtres et deux religieuses. Les réunions de prière et les messes ont lieu en privé dans des
locaux non déclarés. Les autorités considèrent ces activités comme illégales.
Cette initiative de construire une église «clandestine» au vu et au su
de tout le monde est venue de chrétiens fatigués de pratiquer leur religion
en cachette. Les étiquettes de «clandestins» et de «contre-révolutionnaires» leur paraissaient porter atteinte à l’image de l’Eglise dans la société.
Malgré les objections des autres catholiques qui refusent de se faire
reconnaître par les autorités, ils ont mené à bien leur projet qui aurait
reçu l’aide de Mgr Joseph Zheng Changchen, l’évêque de l’Eglise «officielle» de Fuzhou. C’est d’ailleurs lui qui a consacré solennellement, au cours
d’une messe concélébrée par cinq prêtres, leur nouvelle église le jour de
la fête de l’Immaculée Conception. Selon des informations en provenance de
Fuzhou, certains membres de la communauté catholique «clandestine» ont tenté de dissuader les autres de fréquenter la nouvelle église, en les mettant
en garde, affirmant qu’ils ne seraient plus admis aux sacrements. (apiceda/be)




