Le Vatican défend sa position sur la famille et la démographie (250394)
Rome: le pape a convoqué vendredi les ambassadeurs près le Saint-Siège
Rome, 25mars(APIC) Les ambassadeurs près le Saint-Siège ont été convoqués
dans l’après-midi du 25 mars par le cardinal Sodano, secrétaire d’Etat, en
vue d’une rencontre qui fera le point sur la position du Vatican pour l’Année Internationale de la Famille et pour la prochaine Conférence internationale sur la population, qui s’ouvrira en septembre au Caire.
Au programme de la rencontre avec les ambassadeurs au Vatican, trois
rapports: d’abord celui du cardinal français Roger Etchegaray, président du
Conseil pontifical Justice et Paix; puis un exposé du cardinal colombien
Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la Famille; enfin, une
intervention de Mgr Jean-Louis Tauran, secrétaire du Vatican pour les rapport avec les Etats.
Aucune information précise n’a été diffusée sur le contenu de cette rencontre. Mais on ne peut s’empêcher de la mettre en relation avec une intervention du pape, huit jours auparavant. Jean-Paul II, en effet, a fait savoir par écrit à Mme Nafis Sadik, secrétaire générale de la Conférence internationale sur la population et le développement, son désaccord avec les
documents préparatoires de la Conférence du Caire qui, aux yeux du pape,
laisse de côté tout point de vue critique par rapport à l’avortement. Laisser ainsi entendre que l’avortement puisse être considéré comme moyen de
contraception, c’est lui conférer une inacceptable «respectabilité», notait
le pape.
Jean-Paul II réclamait également une attention plus marquée à la Déclaration universelle des Droits de l’homme, là où elle définit la famille
comme la cellule de base de la société.
Le pape a déjà exprimé à plusieurs reprises son opposition à des projets
visant à mettre sur le même plan la famille traditionnelle et des formes de
«cohabitation» hétérosexuelle ou homosexuelle.
Enfin, on sait que le Saint-Siège ne partage guère les craintes d’une
«surpopulation» de la planète. Il insiste et rappelle régulièrement que la
croissance démographique est liée au sous-développement et que les problèmes qu’elle pose sont autant d’appel à une plus juste répartition des ressources à travers le monde. Au vu des enjeux économiques et politiques, le
Saint-Siège est également très méfiant à l’égard des plans de réduction de
la natalité mis en oeuvre par certains gouvernements. On reproche à ces
plans de sacrifier les droits des personnes à des impératifs collectifs
très abstraits, voire à des objectifs en collusion suspecte avec les intérêts des industries pharmaceutiques. Le cardinal Trujillo a employé à plusieurs reprises, à ce propos, le terme de «conspiration». (apic/sv/pr)




