Le CIMI toujours persécuté par des politiciens qui détournent la loi
Brésil: un missionnaire menacé de mort (220394)
Tocantins, (Brésil), 22mars(APIC) Le Père Carlos Antônio Chiavegatto «qui
vit avec les Indiens de la tribus Xerente dans l’Etat de Tocantins au Brésil est menacé de mort», dénonce le Conseil Indigéniste Missionnaire (CIMI), un organisme lié à la Conférence nationale des évêques du Brésil
(CNBB).
Le Père Chiavegatto, membre du CIMI, défend l’autodétermination de cette
tribu depuis plusieurs années. Il vient de reçevoir une lettre anonyme exigeant qu’il se retire immédiatement de la région avant d’être «exclu de la
terre des vivants». Le CIMI est en outre accusé, dans la même lettre, d’inciter les Indiens à refuser le goudronnage de deux routes qui traversent
leur territoire ainsi que la construction d’un pont. Ces ouvrages ont pourtant été interdits par un décret de la Justice fédérale. Par ailleurs, des
politiciens des communes de Tocantins, Miracema de Tocantins, de Rio Sono
et de Sizarda ont également reprochent au CIMI d’appuyer les Indiens dans
leur organisation et dans la démarcation de leurs terres.
Persécution également dans l’Etat de Roraima
Le CIMI dénonce aussi la violence subie par les peuples indiens macuxi,
wapixama et ingarico, de la région Raposa/Serra do Sol. Ils sont persécutés
par de riches Brésiliens, appuyés par des policiers civils et militaires et
par des politiciens de l’Etat de Roraima. Ces derniers, sans aucune autorisation du Congrès national et sans consulter les peuples indiens de la région désirent construire à tout prix un barrage hydro-électrique. Cette région, déjà indentifiée par la Fondation nationale de l’Indien (FUNAI) le 8
aôut 1992, n’a cependant pas encore été officiellement démarquée. Pour sensibiliser l’opinion publique, les Indiens s’opposent à l’arrivée des voitures chargées de marchandises et de carburants pour des chercheurs d’or illégaux localisés près des rivières Mau, Cotongo et Quino. (apic/em/ba)




