Les deux dimensions de la tâche du Conseil:
Rome: Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la culture (200394)
«Evangéliser les cultures et inculturer la foi», déclare Jean Paul II
Rome, 20mars(APIC) L’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la
culture s’est tenue du 15 au 18 mars au Vatican. Une rencontre qui a permis
de passer en revue les projets en cours du Conseil concernant la pastorale
universitaire, les sectes, les nouveaux mouvements religieux et les centres
culturels catholiques.
Les participants ont en outre étudié les résultats d’une enquête menée
pendant trois ans sur la relation entre l’homme et Dieu auprès des Conférences épiscopales, les nonciatures, les Ordres religieux et les Instituts
de culture dans le monde.
En recevant les membres du Conseil, le pape a rappelé que les rapports
entre l’Eglise et la culture peuvent varier. «La plupart des pays de tradition chrétienne font l’expérience d’une grave rupture entre l’Evangile et
de larges secteurs de la culture, alors que dans les jeunes Eglises, se pose avec acuité le problème de la rencontre de l’Evangile avec les cultures
autochtones».
La tâche du Conseil à donc deux dimensions: «évangéliser les cultures et
inculturer la foi», a précisé Jean Paul II. Et d’ajouter: «Face à la noncroyance, il convient d’en rechercher les causes historiques et culturelles, sociales et intellectuelles, et en même temps de promouvoir un dialogue respectueux et ouvert avec ceux qui ne croient pas en Dieu ou ne professent aucune religion».
A propos de l’inculturation, a encore déclaré le pape, où «l’on passe de
l’implicite vécu à l’explicite connu, l’expérience des baptisés les amène à
discerner progressivement les éléments des diverses cultures compatibles
avec la foi catholique et à renoncer aux autres».
Pour ce travail, a suggéré Jean Paul II, le Conseil devra établir des
rapports plus étroits avec les Conférences épiscopales ou l’établissement
de commissions pour la culture est souhaité, avec les centres culturels
catholiques, qui viennent d’avoir leur première rencontre internationale,
et avec les organisations internationales catholiques. Le Conseil, a-t-il
conclu avant de rappeler que le christianisme est créateur de culture dans
son fondement même, suivra encore la politique et l’action culturelle d’autres instances, et notamment de l’UNESCO et du Conseil de ccopération culturelle de l’Europe. (apic/sv/pr)




