TerrEspoir commercialise des produits frais en provenance d’Afrique
Suisse romande: pour un commerce stable et équitable: (160394)
Le point après plus d’un an de fonctionnement
Lausanne, 16mars(APIC) Vendre au juste prix des produits cultivés dans le
tiers monde: c’est le but poursuivi par TerrEspoir. Lancée en 1992, la commercialisation de fruits et légumes tropicaux prend son essor en Suisse romande. Le Service chrétien d’animation rurale (SCAR), un service du Département missionnaire des Eglises protestantes de Suisse romande, est à
l’origine du projet présenté mardi 15 mars à Lausanne.
Depuis plus de 20 ans, le SCAR déploie en Afrique et notamment au Cameroun ses activités dans le domaine de la formation agricole. Mais aujourd’hui maîtriser les techniques de productions ne suffit plus, encore
faut-il pouvoir écouler les produits cultivés. De ce constat est née la démarche TerrEspoir qui consiste en un appui à la commercialisation.
Depuis 1992, le SCAR importe en Suisse des produits frais, fruits et légumes (avocats, ananas, mangues, bananes, patates douces, etc.) cultivés
essentiellement au Cameroun, ainsi que quelques produits transformés (arachides grillés, fruits séchés). Sur place, un coordinateur collecte auprès
des groupements de paysans les produits dont les prix sont fixés par convention. Ainsi chaque semaine, une tonne de fruits et légumes tropicaux arrivent par fret aérien en Suisse où ils sont stockés à la centrale du SCAR
à Chavornay, avant d’être vendus à des prix compétitifs aux consommateurs
vaudois, genevois et neuchâtelois.
Une tonne: 20 familles
«On estime qu’avec une tonne, on permet à plus d’une vingtaine de familles de vivre de leur production», déclare Olivier Martin, consultant au
SCAR aux cotés de Jean-Daniel Peterschmitt. Face aux 100’000 tonnes de produits importés par les géants de l’agro-alimentaire, le projet du SCAR semble une goutte d’eau, mais c’est surtout un signe de solidarité qui permet
de valoriser le travail de jeunes cultivateurs, soulignent les responsables.
A terme la démarche vise à encourager la commercialisation sur place par
une aide à la transformation des produits afin de limiter la dépendance
liée à l’exportation unique. Les cultivateurs sont rémunérés au kilo de
marchandises produites. En Suisse, le projet permet actuellement de financer à 40% le poste de Christophe Reymond, coordinateur de l’action. Les
produits TerrEspoir sont distribués en Suisse romande par les Magasins du
monde. Ils sont également écoulés sur les marchés (Lausanne, Yverdon et
Cossonay), vendus à des particuliers qui passent régulièrement commande et
auprès d’un certain nombre de paroisses.
Ces produits, provenant d’une agriculture traditionnelle, sont de qualité naturelle, c’est-à-dire qu’aucune substance de maturation ou de conservation n’est ajoutée après la récolte. Pour convaincre les consommateurs
romands de la qualité des fruits et légumes proposés, deux dégustations publiques auront lieu: samedi 19 mars au marché de Lausanne (rue de Bourg) et
samedi 26 mars au marché d’Yverdon (rue du Milieu). (apic/spp/pr)




