Le Synode vaudois achève la première lecture

Vaud: révision partielle de la loi ecclésiastique de l’EERV (140394)

Lausanne, 14mars(APIC) Après plusieurs sessions extraordinaires, le Synode de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) a terminé le

week end dernier la première lecture de la révision partielle de la Loi ecclésiastique. L’usure se faisait sentir, puisque seuls 70% des délégués

étaient présents. Une deuxième et une troisième lecture des articles modifiés sont d’ores et déjà prévues.

Les derniers chapitres de la Loi ecclésiastique à réviser concernaient

les Conseils d’arrondissements, le Synode (organe législatif de l’Eglise),

le Conseil synodal (organe exécutif) et les sanctions. Parmi les nouveautés

apportées au texte en vigueur, le Synode a confirmé la décision de principe

visant à attribuer aux arrondissements ecclésiastiques un nouvel organe: le

Conseil d’arrondissement. Jusqu’ici, les assemblées d’arrondissements formées de ministres et de laïcs issus des paroisses fonctionnaient sous la

direction d’un bureau avec compétence exécutive. Les bureaux des huit arrondissements ecclésiastiques que compte l’EERV se verront donc, au terme

de la nouvelle loi, décharger des tâches exécutives au profit des Conseils.

En ce qui concerne les sanctions applicables aux ministres, le Synode a

introduit la notion du «blâme» en remplacement de «la censure en présence

du Conseil synodal». Ainsi la palette des mesures disciplinaires possibles

se composera de l’avertissement, du blâme, de la suppression pendant une

année au plus, du renvoi du poste occupé et finalement de la destitution.

Avec cette session extraordinaire du Synode, la révision partielle de la

Loi ecclésiastique entamée le 1er octobre dernier est arrivée au terme de

sa première étape. Le Synode a même pu ouvrir le second débat destiné à

confirmer les modifications adoptées en première lecture.

Quelques problèmes n’ont pu être qu’effleurés, le Synode n’ayant pas les

moyens de les affronter comme tel. Il s’agit des relations ministère pastoral/ministère diaconal, de la place des ministères spécialisés dans les

structures de l’Eglise, de l’emploi d’un langage uniquement masculin (le

président, le secrétaire, etc.). Ces questions de fond devront sans doute

être reprises pour elles-mêmes à une autre occasion.

Au terme d’une deuxième et d’une troisième lecture des articles modifiés, agendée aux 6 et 7 mai prochains, le texte de la Loi ecclésiastique

sera transmis au Département de l’Instruction publique et des Cultes, puis

au Conseil d’Etat. Le Conseil d’Etat présentera ensuite le texte au Grand

Conseil. L’entrée en vigueur de la loi est prévue au 1er janvier 1998, début d’une nouvelle législature dans l’Eglise réformée vaudoise. (apic/spppr)

14 mars 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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