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Nigeria: résurgence des cultes occultes et meurtriers dans les
Sectes à l’oeuvre: Nigeria: résurgence des cultes occultes et meurtriers dans les de Lagos et d’Abuja fermées (140494)
Lagos, 14avril(APIC) La résurgence des cultes occultes et meurtriers dans
les Nigeria: résurgence des cultes occultes et meurtriers dans les du Nigeria, pratiqués par des adeptes de certaines sectes,
préoccupe les autorités. Mutilations, meurtres et viols: la nouvelle vogue
des cultes secrets sème violence et terreur sur les campus, sans que les
autorités ou la police n’entrevoient de solution.
Selon le bulletin d’information africaine (BIA)à Bruxelles, chaque jour
la presse nigériane relate de nouveaux méfaits perpétrés par les membres de
ces sectes qui connaissent une nouvelle vigueur depuis le début de l’année.
Les Nigeria: résurgence des cultes occultes et meurtriers dans les de Lagos et d’Abuja ont été fermées pour une durée indéterminée, tandis que plus de 500 étudiants étaient exclus ou suspendus pour
leur appartenance à ces sociétés secrètes.
En février, la police a encerclé l’université de l’Etat de Ondo, dans le
sud-ouest du pays, alors que quelque 250 impétrants assistaient à une cérémonie initiatique. «Les cultes secrets sur les campus ont pris la place de
Frankenstein, ce sont des monstres assoiffés de sang prêts à dévorer nos
universitaires», assure l’ancien dirigeant de l’une d’elle, dans l’est du
pays, bien connue pour les cérémonies occultes qui s’y déroulent.
Les adeptes, pour la plupart enfants ou proches de familles influentes
du Nigeria ou des Nigeria: résurgence des cultes occultes et meurtriers dans les, attaquent leurs victimes à l’aide d’armes à
feu, flèches, poignards, couteaux, cravaches, acides. Le recours à la violence est un phénomène nouveau qui n’avait pas cours il y a une dizaine
d’années.
Sectes respectables?
Ces sectes ont d’ailleurs parfois des origines respectables, affirme le
BIA. La plus ancienne de toutes, «La Confraternité des pirates», a été
créée il y a près de quarante ans dans la première université du Nigeria à
Ibadan, à 140 km au nord de Lagos, par le professeur Wole Soyinka, écrivain
renommé et Prix Nobel de littérature 1986.
Le groupe veillait alors à corriger les écarts de conduite et à insuffler morale et décence aux étudiants comme aux professeurs, expliquait récemment le prof. Soyinka. Mais, devait-il ajouter, des «éléments sans scrupules» en ont perverti la vocation. Les campus comptent désormais plus
d’une vingtaine de sociétés secrètes, qui portent des noms étrangers et effrayants comme «L’âme éternelle des inquiets», les «Chiens de mer», les
«Boucaniers», les «Mgba mgba» (frères d’intrigues, en langue igbo), l’»Axe
noir» ou les «Vikings». D’autres préfèrent le «Temple du paradis», le «Mafioso», le «Cobra» ou les «Abeilles internationales». Une confrontation entre ces sociétés pour prouver leur suprématie s’achève toujours dans le
violence et le sang.
Initiatives et réactions
Depuis quelques semaines, pour réagir à ce qu’ils considèrent comme
l’apathie ou l’indifférence de la police et des autorités à leur problème,
les étudiants de l’université de Lagos, à l’initiative du président de leur
syndicat Omoyele Sowore, ont pris la situation en main. Ils ont commencé à
passer le campus au peigne fin, arrêtant les étudiants soupçonnés d’appartenir à des sectes pour les livrer à la police et aux autorités universitaires.
Rendus fous de rage par cette opération, les adeptes de ces sociétés secrètes s’en sont pris à Omoyele Sowore et à plusieurs de ses croisés antisectes, les blessant grièvement.
En représailles, quelque 500 étudiants saccageaient le jour même le domicile d’un ancien professeur de journalisme, Idowu Sobowale, rédacteur en
chef du quotidien de Lagos «La République». Cette opération pourrait être
liée au fait que le propre fils de ce journaliste, un étudiant en ingénierie mécanique, est soupçonné d’être membre d’une secte. Le jeune homme
avait été auparavant sévèrement battu par des étudiants en colère.
Incapable de mettre un terme à la tension et à la délinquance sur le
campus, les autorités universitaires ont aussitôt décrété la fermeture pour
une durée indéterminée de l’établissement ainsi que l’interdiction du syndicat étudiant.
La police de Lagos explique quant à elle que les étudiants se servent
des sociétés secrètes pour régler leurs comptes personnels. Elle fait valoir qu’elle n’est pas autorisée à pénétrer sur le campus durant les cours,
à moins d’y être formellement invitée. (apic/bia/pr)




