Peseux: Mgr Mamie fête Pâques dans le canton de Neuchâtel (040494)
«C’est tous les jours que vous rencontrez Jésus»
Peseux, 4avril(APIC) Mgr Pierre Mamie, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, a célébré cette année la fête de Pâques dans l’église de Notre-Dame
de Compassion à Peseux dans le canton de Neuchâtel. Dans son homélie pascale, le président de la Conférence des évêques suisses a rappelé, avec des
mots simples de tous les jours, que pour comprendre ce qui s’est passé à
Jérusalem dans le jardin de la Résurrection, il faut certes ouvrir les
Evangiles, mais aussi regarder au plus profond de notre coeur. Et accepter
de ne pas encore voir Jésus qui est pourtant présent dans les pauvres, parfois sur le bord de notre chemin ou en regardant le soir le journal télévisé.
Mgr Mamie n’a pas caché aux paroissiens de Peseux qu’il était un peu jaloux de Marie-Madeleine qui a pu voir et toucher Jésus le matin de la première Pâque. «J’aimerais bien Le voir moi aussi. «Pas pour m’en vanter ou
pour faire savoir aux autres que je suis interessant. Non soyons francs!
Qui ne désire pas, depuis sa première communion, voir de ses yeux Jésus
dont on nous a parlé au catéchisme, dont on a vu tant d’images et de reproductions? Mais de Jésus, je n’ai jamais vu une photographie. Il n’a jamais
écrit de sa main. Je ne connais pas le timbre de sa voix».
Je n’ai rien vu et je ne verrai jamais rien de tout cela ici. On m’a dit
qu’il faut que j’attende jusqu’à ma mort. Ca pourrait être encore long, on
ne sait jamais».
Et l’évêque d’évoquer certaines questions que ses diocésains lui posent:
«Si souvent, à moi l’évêque, on m’a dit: «Vous croyez vraiment qu’il y a
quelque chose après la mort? Comment faites-vous pour en être si sûr? De
quel droit n’imposez-vous ce que vous croyez et qui , je le vois bien, est
votre raison de vivre?».
«J’ai su que Dieu existait…»
Mgr Mamie répond: «Je ne veux rien imposer, je ne veux obliger personne.
Je devine que tout au fond, vous y croyez autant ou même plus que moi. Je
me sens en plein accord avec ce jeune père qui m’a téléphoné, il y a seulement quelques jours et qui avait assisté à la naissance de son enfant.
«Quand je l’ai tenu dans mes mains, j’ai su que Dieu existait. C’était trop
beau»
Personne parmi vous, j’en suis sûr ne pourra me dire que Jésus n’a pas
passé dans sa vie. Comment regardez-vous certaines images, au journal télévisé du soir, des images de guerre, d’affamés et de morts, qu’on regarde
parfois en prenant son souper?. Est- ce qu’il ne vous est jamais arrivé
d’avoir un peu honte et de ne plus pouvoir manger? Est-ce que vous n’auriez
pas préféré quitter la table, aller dans votre chambre pour y essuyer en
cachette, vos larmes?. Je vous comprends, je partage votre désir ou même
votre impatience. Vous voulez voir, entendre, consoler ce Jésus, à cause de
qui vous êtes ici, ce matin, dans cette église. (apic/com/ba).




